Ligue 1 : Saint-Etienne et Toulouse se neutralisent dans un match spectaculaire

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Auteur·e : Quentin Ramelet
Romain Hamouma et ses coéquipiers de Saint-Etienne
Romain Hamouma et ses coéquipiers de Saint-Etienne | JEFF PACHOUD / AFP

Quel match de fou ! D'abord mené 2 buts à 0, Saint-Etienne a refait son retard contre Toulouse (2-2) grâce au doublé de Romain Hamouma à l'occasion de la 5e journée de Ligue 1. La rencontre a été grandement marquée par l'arbitrage vidéo, encore une fois au cœur de cette magnifique partie de football.

Pour son deuxième match à Geoffroy-Guichard cette saison, l'AS Saint-Etienne devait absolument réagir après deux revers consécutifs à Lille et Marseille. Mais Toulouse, seulement battu par le PSG (0-4), se présentait avec le plein de confiance ou presque suite à sa solide victoire sur Amiens (2-0) avant la trêve internationale. Visiblement, ce break n'a pas servi à grand chose dans le Forez tant les hommes de Ghislain Printant ont répété les mêmes erreurs aperçues depuis le début de saison. Mais grâce à un doublé de Romain Hamouma, les Verts, menés 2 à 0, ont arraché le nul (2-2) contre les Toulousains au terme d'une rencontre complètement folle et d'une rare intensité.

Dominateurs stériles, les Verts punis

Largement dominateurs dans le jeu (72% de possession après 30 minutes) en début de partie, Sainté n'a pas pour autant réussi à se créer la moindre occasion franche. Yohan Cabaye (3e), titulaire pour la première fois sous le maillot vert, se montrant le plus dangereux sur une belle volée mais hors du cadre (3e). Les Toulousains, qui subissaient énormément, ont alors refroidi le Chaudron sur leurs deux premières offensives. D'abord sur pénalty, provoqué par Timothée Kolodziejczak sur Aaron Leya Iseka, et parfaitement transformé par l'ancien chouchou stéphanois, Max-Alain Gradel (14e, 0-1). Des Verts sanctionnés pour leur manque total d'inspiration offensive une première fois puis une seconde après un joli mouvement collectif du Téfécé conclu par Leya Iseka (0-2, 24e).

Ce double coup sur la tête, Sainté l'a payé très cher. Déjà peu transcendants, les Stéphanois se sont presque écroulés avant la pause. Mais, grâce à un Stéphane Ruffier toujours aussi décisif (38e et 40e), les hommes de Ghislain Printant n'ont pas complètement cédé. Mieux, ils ont su réagir juste avant que l'arbitre ne renvoie les 22 acteurs au vestiaire. Sur une longue et divine ouverture de Yann M'Vila, Romain Hamouma, après un contrôle orienté de toute beauté, a déclenché une frappe enroulée, propulsant ainsi le ballon dans le petit filet opposé de Baptiste Reynet. À deux doigts de creuser leur trou, voilà les Verts relancés juste avant la pause (1-2, 45e) !

Le VAR a tout gâché

Après une première période déjà très intense, la seconde a pris une tournure proche de l'irréel. Grâce à deux formations désireuses de l'emporter, la rencontre a en effet été le théâtre de plusieurs rebondissements. Déjà parce que Saint-Etienne a semblé revenir avec de meilleures intentions sur le plan offensif. Toujours dominateurs, les Verts se sont montrés plus dangereux et auraient pu (dû ?) bénéficier d'un pénalty pour une faute, assez évidente, de Gradel sur Debuchy (52e) mais pas assez flagrante pour Mr Stinat et ses assistants du VAR. Le début d'un long ascenseur émotionnel, de part et d'autre.

Alors que Romain Hamouma s'offrait un doublé sur un magnifique centre de Denis Bouanga (2-2, 55e), permettant ainsi à Sainté de revenir complètement dans le match, l'arbitrage vidéo s'est finalement imposé comme l'acteur majeur de cette rencontre complètement dingue. Car entre la 69e et la 96e minute, trois buts ont été annulés après visionnage de la vidéo. Koulouris (69e), sur un hors-jeu clairement inexistant, était la première victime de cette utilisation désastreuse du VAR. Robert Beric, une première fois (88e), puis une seconde dans les derniers instants du temps additionnel (90e+4). Au total, si on fait bien les comptes, le VAR aura été utilisé à quatre reprises.

Dans un match où le football aurait dû être à la fête, ce sont finalement, et malheureusement, les arbitres qui feront couler le plus d'encre dans les heures à venir. Comme trop souvent ces derniers temps.