Ligue 1 : pour la première de Rudi Garcia, Lyon concède le nul face à Dijon

Publié le , modifié le

Auteur·e : Mathieu Aellen
Rudi Garcia
Rudi Garcia | JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

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Lyon n'y arrive toujours pas. Tenu en échec par Dijon sur sa pelouse (0-0) pour la première de Rudi Garcia, l'OL continue de lâcher des points et enchaîne un huitième match de rang sans victoire en Ligue 1.

L’entraîneur a changé mais Lyon reste toujours malade. Pour la première de Rudi Garcia sur le banc lyonnais, les Gones ont été tenus en échec sur leur pelouse par Dijon, 19e de Ligue 1 (0-0). Sans idée pendant une heure avant de buter sur un Alfred Gomis en feu, les Lyonnais poursuivent leur série noire avec un huitième match de rang sans victoire en Ligue 1, une première sous l'ère Jean-Michel Aulas. Garcia a encore du boulot.

• Le match : 0-0

“Joueurs : un derby honteux, deux entraîneurs en six mois. Et si c’était vous le problème ?” ; "6/10 (date du derby perdu face à Saint-Etienne, ndlr) nouvelle trahison, vous êtes des lâches" ; “Garcia, notre patience sera égale au respect que tu as montré au club : nulle”. Joueurs ou nouvel entraîneur, les supporters lyonnais n’ont épargné personne au moment de déployer les banderoles dans les travées du Groupama-Stadium. Pas sûr que le contenu proposé par Lyon ce samedi aura de quoi calmer le discours des suiveurs des Gones, qui auront largement sifflé les leurs à la mi-temps et au coup de sifflet final. 

Avec Marçal et Cornet titulaires et un brassard de capitaine de retour sur le biceps de Marcelo, Rudi Garcia a ressorti les vieilles recettes de l’époque Genesio pour sa première. Pas vraiment une réussite car pendant une heure, l’OL a montré l’un de ses plus mauvais visages. Une seule grosse occasion signée Moussa Dembélé en début de match (6e), quelques opportunités (23e, 24e, 40e, 44e) mais surtout un Lyon stérile où Houssem Aouar, seul joueur en mouvement et à tenter de se projeter vers l’avant, était bien trop seul pour compenser à lui seul le manque de dynamisme et d'intelligence collective de son équipe.

L'heure de jeu et l'entrée de Jeff-Reine Adélaïde a réveillé les Gones qui ont enfin montré de l'allant et des intentions de jeu, mais seulement pour faire parler leur manque de réalisme (23 tirs au total et désormais 329 minutes sans marquer à domicile en Ligue 1) et surtout pour mieux braquer les projecteurs sur Alfred Gomis. Le gardien dijonnais s'est offert un festival avec 9 arrêts (voir par ailleurs), un record pour lui en Ligue 1. Lyon sans griffe, et qui aurait même pu laisser Dijon repartir avec les trois points et un hold-up mais le tir de Tavares s'envolait au-dessus des cages d'Anthony Lopes (75e).

• Le joueur : Gomis en état de grâce

Il s'était signalé d'entrée en repoussant en corner une subtile déviation de Moussa Dembélé au premier poteau (6e). Un arrêt qui a été le premier d'une longue liste pour Alfred Gomis. Pilonné par l'attaque lyonnaise à partir de l'heure de jeu, le portier sénégalais a tout repoussé avec quelques parades de grande classe. Dembélé a de nouveau goûté les gants du gardien dijonnais (61e) tout comme Aouar (71e). Maxwel Cornet - d'une reprise de volée - et Jeff-Reine Adélaïde - d'une tête aux six mètres -, s'y sont mis à deux (66e) mais Gomis était simplement infranchissable. Une grosse prestation qui permet aux Dijonnais de repartir de Lyon avec un point, et de remonter provisoirement à la 18e place.

Le chiffre : 16 ans et 63 jours

Vous faisiez quoi, vous, à 16 ans ? Rayan Cherki, lui, a tranquillement fait ses débuts chez les professionnels avec le maillot lyonnais. Convoqué dans la première liste de Rudi Garcia, ce dernier a lancé Cherki dans le grand bain à la 84e minute, faisant du jeune Gone le premier joueur né après 2003 à fouler les pelouses de Ligue 1. Preuve des promesses parsemées depuis plusieurs années par le néo-professionnel dans les catégories de jeunes, le Groupama-Stadium a réservé un accueil sublime et une vraie ovation pour son N°18, numéro longtemps porté par un autre enfant du club : Nabil Fékir. Avec seulement sept ballons touchés, le prodige n'a pas vraiment eu l'occasion de se mettre en valeur mais sa rentrée a été à coup sûr l'un des gros frissons de ce Lyon-Dijon.