Joie Nancy-Nice
Nice, bien installé en tête de la Ligue 1 | JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Ligue 1 : Nice, toujours invaincu, reprend les rênes du championnat après sa victoire face à Nancy

Publié le , modifié le

Vainqueur sur le terrain de Nice cet après-midi (1-0) grâce à un but d'Alassane Pléa à l'heure de jeu, Nice retrouve la tête de la Ligue 1 et reste invaincu cette saison en championnat. Nancy, 19e, reste englué dans la zone rouge.

Nice continue de planer sur la Ligue 1. Ce déplacement sur la pelouse synthétique de Marcel-Picot, sans Mario Balotelli, avait tout du match piège pour les hommes de Lucien Favre. Gêné par des Nancéens généreux mais maladroits, Nice a su faire la différence au meilleur des moments grâce au troisième but cette saison d'Alassane Pléa. Toujours invaincu, l'OGC Nice retrouve son dû en reprenant le fauteuil de leader à l'AS Monaco, vainqueur hier à Angers

Du déchet, du déchet et du déchet

La jeunesse Niçoise face aux vieux briscards Nancéens. Voilà comment résumer ce match entre le 1er et le 19e du classement. Malang Sarr, 17 ans et de nouveau titulaire au sein de la défense Niçoise, poussait ses premiers cris lorsque que Benoit Pedretti et Youssouf Hadji taquinaient leurs premiers ballons en pro à Sochaux et déjà à Nancy pour l’attaquant Marocain. Associé à Christophe Mandanne pour une attaque qui sentait bon les années 2000, Hadji n’a malheureusement pas eu le temps de beaucoup profiter de son 260e match en D1/L1. Au duel avec Dante, l’attaquant Nancéen se blesse et doit quitter ses partenaires dès la demi-heure de jeu.

Une sortie probablement regrettée par les spectateurs de Marcel-Picot au vu du spectacle proposé par les 22 acteurs en première mi-temps. Avec une équipe légèrement remaniée (Balotelli absent, Koziello, Seri et Belhanda sur le banc), Nice ne propose pas grand-chose, notamment au milieu de terrain où le trio Bodmer-Walter-Cyprien est totalement bouffé par le pressing des joueurs de Pablo Correa. Mais les Nancéens sont incroyablement maladroits, envoyant dans les tribunes la totalité de leurs frappes lors du premier acte (8 tirs, 0 cadrés), malgré une belle tête de Clément Lenglet frôlant la lucarne sur un corner de Vincent Marchetti (37e).

Pléa douche Marcel-Picot

S’appuyant sur le jeune Malang Sarr (encore impressionnant cet après-midi), Nice s’appuie sur une défense solide et guette le contre pour assommer des Nancéens toujours parfaits dans leur maladresse, à l’image d’Anthony Koura, qui profite d’une erreur de Paul Baysse pour s’offrir un face à face avec Yoann Cardinale. Mais l'attaquant écrase totalement sa frappe qui vient mourir à côté du but Niçois (59e). Derrière, la sanction est immédiate. Invisible depuis le début du match, Valentin Eysseric se réveille et invente une passe géniale pour Alassane Pléa qui ne se gêne pas pour punir les hommes de Pablo Correa en glissant le ballon du bout du pied dans le but de Ndy Assembé (60e).

Adepte de la défense à 5, Pablo Correa tente un ultime coup tactique en passant en 4-4-2 pour le dernier quart d’heure avec la rentrée d’Anthony Robic à la place de Michaël Chrétien. Mais les attaquants Nancéens continuent d’être constants dans l’inefficacité, finissant le match avec 13 tirs hors cadre sur… 13 tirs tentés. Les Lorrains auraient même pu se faire punir face aux ultimes banderilles de Mathieu Bodmer (74e) ou de Valentin Eysseric (78e). Le hold-up est parfait pour les Niçois qui restent invaincus cette saison en Ligue 1 et rendent hommage de la meilleure des façons à leur ex-capitaine et entraîneur René Marsiglia, décédé ce dimanche.

Mathieu Aellen