Ligue 1 : Nice coule un Saint-Étienne affaibli et désorienté

Publié le , modifié le

Auteur·e : Martin Boissereau
Le Niçois Amine Gouiri
Le Niçois Amine Gouiri a puni les Verts | JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

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L’OGC Nice s’est logiquement imposé contre Saint-Étienne (3-1), au stade Geoffroy-Guichard, lors de la septième journée de Ligue 1. Affaiblis par de nombreuses absences et malgré un réajustement tactique, les Verts n'ont pas réussi à renverser les Niçois. Pire, les joueurs de Claude Puel ont été punis en fin de match et restent bloqués en milieu de tableau (10e) tandis que ceux de Patrick Vieira remontent au classement (5e).

Encore lui. Amine Gouiri, seul à la pointe de l’attaque niçoise pour la première fois de la saison en l’absence de Kasper Dolberg, blessé, a une nouvelle fois été décisif. Impliqué sur les deux premiers buts de Nice, l’ancien lyonnais a permis aux siens de remporter une deuxième victoire de suite. Les joueurs de Patrick Vieira remontent ainsi à la cinquième place de la Ligue 1. Ceux de Claude Puel restent quant à eux figés en milieu de tableau (10e) après une troisième défaite consécutive. L’entraîneur stéphanois aurait sans doute préféré un autre scénario pour fêter son 604e match en Ligue 1. Il est désormais le cinquième plus capé de l’histoire du championnat, dans un classement dominé par Guy Roux (895 matches).

Gouiri, décisif à souhait

Gouiri s’est d’abord illustré indirectement au stade Geoffroy-Guichard. Après un corner rentrant du droitier repoussé par la défense de Saint-Étienne, Pierre Lees-Melou a inscrit le premier but de la rencontre du pied gauche (1-0, 8e). La première réalisation de la saison pour le milieu niçois, sur le premier tir du match, inscrit d’une demi-volée à l’entrée de la surface dont le rebond a lobé Harold Moukoudi avant de finir sa trajectoire dans les filets de Jessy Moulin.

Amine Gouiri aurait ensuite pu se présenter seul face à ce même Moulin sans un retour express de Panagiotis Restos (12e), qui fêtait sa première titularisation en Ligue 1. Un autre novice lui a toutefois permis d’inscrire un but, sur son deuxième tir de la rencontre. Après un centre à ras-de-terre du latéral droit Jordan Lotomba, il a profité d’une mésentente entre Saïdou Sow et son gardien pour pousser la balle dans le but vide (30e, 2-0). En souhaitant laisser passer le ballon pour Moulin, le défenseur de 18 ans l’a touché involontairement. Gouiri avait alors levé la tête vers le ciel, déçu du centre, avant de bénéficier de l’offrande.

Ce but aurait pu être son deuxième puisque, dix minutes avant, Jessy Moulin avait arrêté une tête de l’international espoir. Idéalement servi par Lotomba aux 5,5 m, Gouiri, esseulé, a envoyé un coup de casque dévié par le pied du gardien sur Lees-Melou qui, à son tour, a buté sur le dernier rempart stéphanois (21e). 

Saint-Étienne, un réveil trop tardif

À ce moment du match, Saint-Étienne était encore apathique. Hormis une demi-volée de Zaydou Youssouf captée par Benitez à l’issue d’un autre corner mal repoussé (11e) et une frappe de Kévin Monnet-Paquet (43e), trop enlevée, les Stéphanois n’ont pas été dangereux. En l’absence de nombreux joueurs, parmi lesquels Arnaud Nordin (3 passes décisives), Yvan Maçon (1 but, 1 passe décisive) et l’expérimenté défenseur Timothée Kolodziejczak, Puel a aligné une équipe insolite. Inexpérimentée, inoffensive et maladroite en 3-5-2, l’entraîneur l’a faite évoluée en 4-4-2 à partir de la demi-heure de jeu.

Ce choix tactique a porté ses fruits en deuxième période. En témoigne la réduction de l’écart d'Adil Aouchiche, d’abord positionné en milieu offensif axial avant de prendre l’aile gauche. Sur un centre en retrait de Romain Hamouma, qui a intercepté une mauvaise relance de Walter Bénitez, l’ancien parisien a conclu du pied droit (2-1, 58e). Le passeur décisif a ensuite cru obtenir un pénalty suite à une action litigieuse où il s’est écroulé, dans la surface, après un duel avec Dante (66e). Hamouma aurait également pu égaliser si Benitez ne s’était pas envolé alors que son coup-franc prenait la direction de sa lucarne (69e).

Denis Bouanga, entré à la pause à la place de Jean-Philippe Krasso, a quant à lui trop écrasé sa frappe à cinq minutes de la fin du temps réglementaire (85e). Impuissant et malgré son réveil, Saint-Étienne a même concédé un but en toute fin de rencontre grâce à deux autres remplaçants. Sur une frappe écrasée de Dan Ndoye, Myziane Maolida a dévié le ballon pour clore la victoire de Nice (90e+2). Après une première période délicate, les joueurs de Puel avaient pourtant équilibré les statistiques (11 tirs partout, 8 occasions contre 4). 

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Nice voyage bien

En dépit de son sursaut, Saint-Étienne a donc perdu son troisième match de la saison après sept journées. Deux séries flatteuses prennent ainsi fin pour l’ASSE puisqu’elle était invaincue face à Nice lors de leurs trois dernières confrontations. Les Verts avaient également gagné leurs trois dernières réceptions des Niçois. La confirmation que l'OGC voyage plutôt bien en ce début de saison (2 victoires, 1 nul, 1 défaite). Il n'a même perdu qu'un seul de ses huit derniers déplacements en Ligue 1 (2 victoires, 5 nuls), après avoir perdu chacun des six précédents.

Avec 13 points en 7 journées, Nice réussit même son meilleur départ en championnat depuis la saison 2016/17 (17). Grâce à cette victoire, les hommes de Vieira sont désormais à deux longueurs de Rennes et du Paris-Saint-Germain, co-leaders de la Ligue 1. À une cinquième place qui correspond davantage à leurs objectifs européens, surtout, et avec une confiance retrouvée.