Rongier
Valentin Rongier, la capitaine nantais buteur à Caen | CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Ligue 1 : Nantes respire et enfonce Caen

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Nantes peut enfin respirer. Dans le match de la peur entre les deux moins bonnes équipes de Ligue 1 sur les 5 derniers matches, un seul point pris, le FCN retrouvé le sourire en s'emparant des 3 points sur la pelouse du stade Michel d'Ornano de Caen. Malgré l'expulsion précoce d'Andrei Girotto, les Canaris s'imposent 1-0 sur pénalty pour cette rencontre décalée de la 23 journée du championnat. Les Caennais sont au plus mal et végètent dans la zone rouge (19e, 18 points).

Un match nul n'aurait arrangé personne. En pleine crise de résultat, le Stade Malherbe de Caen et le Football Club de Nantes se devaient de s'imposer pour prendre l'avantage dans la course au maintien. . Incapables de marquer lors de leurs 4 derniers déplacements, les hommes de Vahid Halilhodzic ont donc trouver la solution sur un penalty de Valentin Rongier. Nantes respire  et remonte à la 14e place du championnat de Ligue 1. En revanche Caen continue de s'enfoncer avec un cinquième revers consécutif. 

Comme le week-end dernier contre Nîmes, les Nantais ont livré une première période de bon niveau, dominant largement leur adversaire. Mais en 8 minutes, après deux grossières fautes, Andrei Girotto a été expulsé (34e). Le Brésilien, qui s’était portant procuré la plus belle occasion du début de rencontre, est venu mettre le doute dans une formation nantaise bien en place et tout en maîtrise. Même si le score à la pose était de 0-0, le scénario du match de samedi semblait de nouveau se profiler (Nantes menait 2-0 pour s'incliner 4-2 contre Nîmes, ndlr.). Heureusement pour les Canaris, l'issue a été plus heureuse. 

Eysseric, la lueur d'espoir du jeu nantais 

Un carton rouge qui aura eu aussi pour conséquence la sortie de l’homme clé côté Nantais : Valentin Eysseric. Titularisée pour la première fois avec Nantes en Ligue 1, la recrue hivernal arrivée de la Fiorentina a été omniprésente pendant 45 minutes.  Positionné derrière la doublette d’attaque Majeed Waris - Kalifa Coulibaly, l’ancien stéphanois a été de toutes les offensives nantaises. Sa vision du jeu et sa qualité de passe ont permis à Nantes de trouver des solutions, sans parvenir à conclure.

La qualité de son pied droit, notamment sur coup de pied arrêté, a offert de nombreuse solutions au FCN. Les bons ballons déposés dans la surface ont la plupart du temps trouvé les deux géants Diego Carlos et Nicolas Pallois, mais les deux défenseurs centraux n’ont pas pu ajuster le cadre. 

En choisissant de faire sortir sa nouvelle recrue après la pause, Vahid Halilhodzic a densifié son milieu de terrain avec Abdoulaye Touré. Nantes a ainsi lâché la maîtrise du jeu pour faire bloc. Et l’entraîneur Caennais a bien compris ce qui se profilait face à lui. Rapidement, il procède à trois changement offensif pour faire entrer Saif-Eddine Khaoui, Enzo Criveli et Casimir Ninga.  Malgré ça, les offensives normandes sont plus que stériles et n'inquiéteront jamais Ciprian Tatarusanu.  

En infériorité numérique, Nantes a pu compter sur Valentin Rongier. Le capitaine jaune et vert, encore très bon dans l'entre jeu du club ligérien, a délivré une magnifique passe dans la profondeur à Majeed Waris. La vitesse de l'attaquant a poussé Djiku à la faute qui commet l'irréparable dans la surface. Rongier, sous la demande de coach Vahid, a pris ses responsabilités pour ajuster Samba à contre pied. 

Nantes repart donc de Caen avec trois points précieux. La joie du banc nantais au coup de sifflet finale décrivait parfaitement le bien que cette victoire pouvait faire au club de Valdemar Kita. En revanche côté caennais, les huées du public ont une nouvelle fois accompagnés les joueurs au vestiaire, tête basse.