Ligue 1 : Monaco, la tête à l'envers

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Auteur·e : Julien Lamotte
Radamel Falcao Monaco
Radamel Falcao, impuissant face à Angers (0-1) | VALERY HACHE / AFP

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Six points en sept matchs, une seizième place et un niveau de jeu alarmants, l'AS Monaco connait un début de saison bien loin de ses standards et de ses attentes. Mardi, face à Angers (0-1), le Rocher monégasque n'a jamais semblé aussi poreux.

Il n'y a pas de mots pour décrire les maux. Un chiffre plutôt. En 90 minutes face à Angers, l'AS Monaco n'a pas cadré un seul tir. Difficile, dans ces conditions, d’espérer gagner un match. Difficile aussi de reconnaître l'équipe altière de ces dernières saisons, souvent placée et championne en 2017. Fantomatique 16e du classement, l'ASM s'enfonce dans la crise sans que les joueurs eux-mêmes ne semblent sans émouvoir.

A voir leur absence de réaction face au SCO, il y a lieu de s'inquiéter à deux jours d'un déplacement à Saint-Etienne qui précédera un voyage à Dortmund en Ligue des Champions. Mais il ne faudra certainement pas s'attendre à une révolution de palais, même à Monaco. "Quand on n'y arrive pas le doute s'installe. On est dans le dur", se contente d'observer Djibril Sidibé, auteur d'un mauvais match, comme la plupart de ses coéquipiers. 

Portes ouvertes et Tigre en cage

A ce titre, Youri Tielemans, au potentiel indéniable, symbolise parfaitement l'apathie et la fébrilité monégasques. Le Belge, acheté, 25 millions d'euros l'an passé, peine toujours à trouver ses marques au milieu. Mais ce n'est guère plus reluisant derrière, où Jermerson continue l'opération Portes Ouvertes, ou bien devant avec un Tigre Falcao aux griffes élimées. 

Les tentatives d'explication de cette mise à feu complètement ratée sont nombreuses, entre pelouse déplorable, renouvellement de l'effectif et recrutement hasardeux, méformes et blessures... "Monaco n'est pas à son meilleur niveau, physiquement le groupe n'est pas encore homogène, le terrain est catastrophique et ce n'est pas la foule qui allait les sublimer", constatait froidement Stéphane Moulin, l'entraîneur d'Angers. Il n'a évidemment pas tort mais la rédemption passera avant tout par un état d'esprit bien plus conquérant. Le beau jeu attendra, peut-être, mais Dmitri Rybolovlev, propriétaire du club, sera-t-il aussi patient ?

La crise en chiffres