Ligue 1 : Marseille, retour sur terre pour le dauphin

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Auteur·e : Adrien Hemard
SAnson om Nantes
Sanson désespéré après la victoire de Nantes à Marseille. | AFP

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Après sa soirée de rêve dimanche à Lille, Marseille a été surpris par Nantes à domicile ce samedi, et concédé sa première défaite en Ligue 1 depuis 14 matches. La cinquième de la saison. Une fin de série pas étonnante, vue la pauvreté offensive récurrente des Marseillais, dont a parfaitement profité un FC Nantes efficace et discipliné.

Quelques minutes après la victoire renversante de l’OM à Lille dimanche dernier, André Villas-Boas prévenait : "Après un match comme cela, le plus dur sera d’enchaîner contre Nantes samedi". Et quelques minutes avant le coup d’envoi de ce Marseille-Nantes, le coach portugais de l’OM récidivait au micro de Canal+ : "Il faut profiter de ce moment pour valider notre victoire à Lille". Mission ratée pour l’OM, vaincue pour la première fois depuis 14 matches. La faute à une solide prestation nantaise, mais aussi - et surtout ? - à la faiblesse offensive des Marseillais. 

Du jus, mais toujours pas de jeu

Après une semaine de récupération, tous les ingrédients semblaient réunis pour l'OM : un stade Vélodrome plein comme un œuf, un record historique (2500e match de l’OM en Ligue 1), et surtout le retour de blessure du mæstro Dimitri Payet, titulaire. Mais tout cela n’a pas empêché le dauphin de prendre l’eau, malgré les tentatives de colmatage de Boubacar Kamara, excellent au milieu. Mais le problème de l’OM se confirme : lorsque Dimitri Payet ne brille pas, c’est toute l’ambition offensive marseillaise qui s’éteint.

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Certes, contre Nantes l’OM a eu le ballon 63% du temps. Mais pour en faire quoi ? Rien, la plupart du temps. Certes, l’OM a frappé 14 fois contre seulement 8 pour les Nantais. Mais au prix de combien de tentatives lointaines désespérées ? Trop. Ou assez, pour témoigner de l'impuissance et du manque d'idées offensives de l'OM. La preuve : Marseille n’a cadré qu’une frappe de plus que les Canaris (5). Contre un Nantes discipliné et efficace, l’attaque phocéenne a été fantomatique, à l’image de son leader habituel Dimitri Payet, à côté de la plaque face à son club formateur. L’autre ancien nantais de l’OM, Valentin Rongier, a lui mis la tête de l’OM sous l’eau sur une perte de balle inhabituelle, qui a mené au deuxième but nantais. Celui du chaos, ou K-O. 

Cela s’empire au milieu 

Menés 0-1 sur leur pelouse, les Marseillais avaient pourtant réussi à revenir par miracle, comme à Lille, cette fois sur une frappe lointaine de Morgan Sanson. Mais les miracles n'ont pas vocation à s'éterniser. Et si l’OM a beaucoup marqué sans attaquer ces derniers temps, cela ne pouvait durer. Privés de ballons, statiques et jamais coordonnés, les attaquants marseillais n’ont rien montré. Les ajustements de Villas-Boas en fin de match (passage en 4-4-2 avec Benedetto-Germain puis Benedetto-Aké en pointe) n’y ont rien changé. Derrière eux, le trio Rongier-Kamara-Sanson a semblé fatigué : à la peine dans le pressing, et encore plus dans la construction. De retour à l'entraînement cette semaine, Florian Thauvin ferait beaucoup de bien à cet OM...

Au delà de la fin de série et de la claque que représente cette défaite à domicile contre Nantes (13e au coup d’envoi), l’OM va devoir se relever. Et retrouver un allant offensif qui manque cruellement depuis début 2020. Car si Marseille a gagné 4 de ses 7 matches de Ligue 1 en 2020, il n’a inscrit que 7 buts. C’est peu. Et à l’heure de deux déplacements toujours périlleux (Nîmes le 28 février, Montpellier le 14 mars), et avant les réceptions d’Amiens (6 mars) et surtout du PSG (22 mars), André Villas-Boas a du pain sur la planche. Car samedi face à Nantes, l’attaque marseillaise n’a jamais été en rythme, en dépit du coup d’envoi fictif donné par Saïd, membre du groupe IAM. Au contraire, cette défaite ramène le dauphin marseillais sur terre, face à l’océan de ses lacunes offensives.