La joie des joueurs de l'OM lors de leur victoire face à Lyon
La joie des joueurs de l'OM lors de leur victoire face à Lyon | PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

Ligue 1 : Marseille, nouveau dauphin, remporte le choc face à l'OL (2-1)

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Au terme d'un match qui a tenu toutes ses promesses, l'Olympique de Marseille a pris le meilleur, dimanche, sur son homologue lyonnais grâce à un doublé de Dimitri Payet (2-1). Réduits à dix à l'heure de jeu suite à l'expulsion de Gonzalez, les Marseillais ont réussi à tenir le score pour s'adjuger la place de dauphin du Paris Saint-Germain. Les Lyonnais stagnent quant à eux à la 14e place de Ligue 1.

Finalement, l’OL aurait peut-être mieux fait de ne pas jouer. Après avoir vu le bus de son équipe caillassé par certains supportes marseillais, Jean-Michel Aulas a mis la pression sur les instances de la Ligue en menaçant d'ordonner à ses joueurs de de pas disputer la rencontre. Finalement, la pression, ce sont les Lyonnais qui l’ont subi dès le coup d’envoi, jusqu'à encaisser un doublé de Dimitri Payet permettant à Marseille de faire un joli bond jusqu'à la deuxième place de Ligue 1. Dominateurs en seconde période, les Lyonnais, qui n'ont pas réussi à faire mieux que réduire le score (2-1), restent à une très décevante 14e place qui ne leur correspond pas.

Dimitri Payet transcendé 

La première alerte est venue d’une tête de Dario Benedetto, à la retombée d’un centre de Dimitri Payet (2e). La rencontre lancée, Lyon a parfaitement su répondre par l’intermédiaire de Maxwell Cornet, qui a vu sa frappe repoussée par Steve Mandanda (3e) après une jolie percussion sur son couloir gauche. Mais alors que l’on pensait le mano a mano lancé, les Marseillais, poussés par leur incandescent public, ont peu à peu pris la mesure de la rencontre. Et notamment grâce à leur numéro 10, à qui il tenait à coeur de briller devant son ancien entraîneur.

Son festival a commencé de la meilleure des manières : en transformant, avec rage, un penalty qui ne laissait aucune chance à Anthony Lopes (18e). En confiance, Dimitri Payet s'est fait un malin plaisir d'enfoncer le clou en étant à l'origine, et à la finition, du but du break en décochant une magnifique frappe croisée dans le petit filet du gardien lyonnais (39e), mettant un terme à une première période éclaboussée par la classe du capitaine marseillais. 

Lyon a de la ressource

Mais alors que l’on pouvait penser que Marseille allait dérouler au retour des vestiaires, la dynamique était toute autre, et ce, malgré les sorties de Jeff Reine-Adélaïde - pourtant le meilleur des Gones en première période - à la pause puis celle d’Houssem Aouar (53e) sur blessure. Après dix minutes sans aucun rythme, le 12e homme marseillais, comme le public du Vélodrome prend plaisir à être comparé, allait totalement influer sur la rencontre. Et pas de la manière espérée. Entre pluie de boulettes de papiers et fumigènes craqués, Antony Gautier, désigné pour arbitrer cette chaude rencontre, a été obligé d’interrompre le match quelques minutes. C’est alors que tout a failli basculer. 

En reprenant un centre de Bertrand Traoré d’une tête à bout portant, Moussa Dembélé a complètement relancé le match de l’Olympique Lyonnais, contre le cours du jeu (59e). Frustré par cette réduction du score, Alvaro Gonzalez a alors perdu ses nerfs, plaquant au sol le buteur lyonnais alors qu’il partait se présenter seul devant Steve Mandanda (64e). Complètement relancé, Lyon a logiquement profité de sa supériorité numérique pour tenter d’arracher le point du match nul. Dans la foulée, Bertrand Traoré s’est essayé sur coup franc direct (65e) avant que Thiago Mendes ne tente de se faire pardonner de sa faute de main d’un plat du pied contré in extremis par Jordan Amavi (69e). Et pour ne rien arranger, Marseille a perdu son maître à jouer dix minutes plus tard : Dimitri Payet, blessé à la cuisse, a dû laisser sa place à Valère Germain.

Lyon n'a finalement jamais réussi à combler son retard. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé. En toute fin de rencontre, Martin Terrier, à la retombée d'un centre venu de la droite, a déclenché une soudaine reprise de volée qui est venue échouer au ras du poteau droit d'un Steve Mandanda battu. Rien n'y a fait, la 5e défaite défaite de l'OL en 13 journées n'a pas pu être évitée, ni le plus mauvais départ du club rhodanien depuis 1997. Au contraire, Marseille a parfaitement poursuivi sa folle remontée en se hissant jusqu'à la deuxième place du championnat, derrière son intouchable rival de toujours, le Paris Saint-Germain.