Dimitri Payet (Marseille)
Dimitri Payet (Marseille). | Boris HORVAT / AFP

Ligue 1 : Marseille met les gaz face à Guingamp

Publié le , modifié le

Après une mi-temps à ronronner, Marseille a dynamité Guingamp en clôture de la 5e journée de Ligue 1. L'OM s'impose 4-0 et grimpe au 2e rang derrière le PSG.

Marseille a fini par décoller. Comme une fusée aux réservoirs pleins qui doit s’arracher à sa rampe de lancement. Sur de sa force, l’OM s’est élevé tout en douceur, laissant Guingamp au ras du sol dans un panache de fumée. Tout est parti d’une longue touche en deuxième mi-temps. Le ballon n’a jamais retouché le sol avant de finir au fond des filets de Johnsson. En bout de ligne, Thauvin a trouvé la mire d’une tête lobée (1-0, 54e). Un éclair qui a tardé à venir (première mi-temps insipide) mais qui lançait les Phocéens vers la victoire promise d’autant que Dimitri Payet, le deuxième étage de la fusée, scellait le sort du match d’une reprise du plat du pied sous la barre (2-0, 70e).

Objectif podium

A l’image de son gardien, l’En Avant n’avait assez de consistance pour résister à la charge. Une fois que l’OM a joué en bloc, tout s’est enchaîné à merveille. Le meilleur exemple reste le but de Florian Thauvin. Lancé par Strootman, précieux pour son abattage au milieu, l’attaquant international réussissait tout, le double contrôle et la frappe enroulée (3-0, 78e). Mitroglou enfonçait le clou à la conclusion d’une belle action collective (4-0, 80e). Mission accomplie pour Marseille, nouveau dauphin du PSG. « C’était mou, on a commencé sans mettre de rythme, a expliqué Payet. A la mi-temps, on s’est mis un coup de pied au cul. Quand on joue comme ça c’est plus simple. »

Venu pour voler les blindes (en gros prendre un point au bluff), Guingamp a surtout pris un gros éclat et va devoir changer de stratégie. Si la sonnette d'alarme a déjà été tirée, cette nouvelle claque pourrait plonger les Bretons dans une crise inhabituelle. Ce qui inquiète, c'est l'attitude. Les joueurs de Kombouaré avaient profité de la trêve internationale pour se dire les choses. Les actes n'ont pas suivi et l'agressivité a manqué dans la zone de vérité. "C'est une sale soirée, a reconnu Kombouaré. Le travail des deux semaines nous a permis de tenir une heure. On est trop fragile, dès qu'on prend ce but évitable, c'est dans les têtes que ça se passe. L'enchaînement des défaites amène le doute, la fragilité. Le travail va consister à les aider. J'ai glissé un mot dans le vestiaire: +C'est vrai que la note est salée mais on a été intéressant pendant une heure, c'est une bonne base de travail+. Il faudra travailler plus d'une heure contre Bordeaux, et prendre au moins un point, déjà. C'est déjà un match capital pour nous, les choses sérieuses commencent là."