Ocampos félicité par Rolando lors de la victoire de l'OM face à Toulouse
Lucas Ocampos, buteur pour l'OM, félicité par Rolando | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Ligue 1 : Marseille domine Toulouse dans son Vélodrome repeuplé (2-0)

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En proposant un football agréable et réaliste, l'OM a dominé une équipe de Toulouse complètement dépassée (2-0). Rudi Garcia a misé sur un 4-2-3-1 avec Clinton Njie préféré à Valère Germain, au sein d'un stade Vélodrome bien moins boudé par les fans.

Une première période à 100 à l’heure

L’OM entre parfaitement dans son match en s’accaparant le ballon, non sans oublier de se montrer dangereux. D’abord par l’intermédiaire de Clinton Njie, préféré à Valère Germain en pointe de l’attaque phocéenne pour le 2e match consécutif. Mais l’attaquant de 24 ans était trop personnel en négociant seul un 3 contre 2 (5e) avant d’être trop court sur un bon centre de Payet (6e). Les Toulousains s’offrent leur première action dangereuse à la 9e minute suite à un ballon mal négocié de Rami, mais c’est bien l’OM qui a le vent en poupe en ce début de match.

Ocampos était à un cheveu d’ouvrir le score en venant couper de la tête au premier poteau un centre de Njie (12e). Mais c’est alors que le Suédois Durmaz mettait Luiz Gustavo la tête dans la pelouse sur deux feintes de corps avant de trop croiser sa frappe du gauche (21e). Toujours 0-0 dans un match parti à 100 à l’heure. Pourtant, l’OM a tout tenté. Ocampos (23e), Njie (23e, 28e), Thauvin (29e) ou encore Rolando (30e) ont bien essayé d’ouvrir le score mais tous se sont heurtés à un très bon Alban Lafont ou à un manque de précision.

Thauvin libère le Vélodrome

C’est plein de détermination que Florian Thauvin soulagea le Vélodrome (32e) sur un cafouillage dans la surface. Entre dribbles et contres favorables, il se fraie un chemin jusque devant le but de Lafont qui ne pouvait, cette fois, pas sauver son Téfécé. Pour l’occasion, l’international français est devenu le tricolore impliqué dans le plus de buts en 2017, tous championnats confondus, avec 12 réalisations et 8 passes décisives.

Sans se relâcher après l’ouverture du score, les Marseillais continuent de pousser en développant un jeu plutôt vertical, mais sans pour autant faire le break. Avec 64% de possession avant de rejoindre les vestiaires, l'OM a certainement rendu sa copie la plus propre depuis le début de la saison.

Marseille confirme

Malgré la soufflante de Pascal Dupraz à la mi-temps, Toulouse entame les 45 dernières minutes de la même manière, acculé par les Marseillais. Pour ne rien arranger, le milieu Jimmy Durmaz est obligé de sortir sur civière à cause d’une blessure à la cuisse (52e) et remplacé par Delort. Toivonen enroule le coup-franc placé aux abords de la surface marseillaise mais le mur dévie le ballon qui partait pourtant très bien. Alors que le match paraissait se rééquilibrer avec des Marseillais qui commençaient à subir le contrecoup de leur débauche d’énergie, le break est tombé du ciel. Sur un corner de Dimitri Payet, décidément dans tous les bons coups, le ballon rebondit sur la cuisse d’Ocampos (62e) pour offrir le premier but sur coup de pied arrêté de la saison marseillaise.

Suite à une contre-attaque menée par Payet, le Camerounais Njie gâche une nouvelle occasion en frappant fort et bien au-dessus de la cage de Lafont (69e). Rudi Garcia le remplace alors dans la foulée par Valère Germain puis c’est au tour d’Ocampos de laisser sa place à Sarr (76e). Les dernières 20 minutes sont bien moins passionnantes, l’OM a fait le boulot et n’a plus qu’à bien négocier les quelques contres toulousains afin de ne pas terminer le match la peur au ventre.

Mission accomplie. L’OM prend les 3 points et file à la 5e place de Ligue 1, à deux points du podium. Pour l’anecdote, après le 0-0 du PSG à Montpellier, Marseille devient la seule équipe à avoir marqué lors de tous ses matches de Ligue 1 cette saison (7/7).

Déclarations : 

Pascal Dupraz (entraîneur de Toulouse) : "Je ne peux pas être déçu parce qu'on n'a pas joué. Je vais peut-être me réveiller demain matin en constatant que le match contre l'OM n'a pas eu lieu. Il n'y a pas de cohérence dans les mouvements, on n'a pas joué ensemble, ça a été trop pauvre pour être vrai. Il n'y a pas eu de révolte, rien, de la léthargie de la première à la 93e minute. C'est un contenu tellement pauvre en-deçà d'une équipe de L1, défensivement c'était catastrophique, dans les transmissions on met un temps fou à se faire des passes. C'est une production totalement catastrophique, mais c'est toujours de la faute des coaches, ce soir j'ai beaucoup de torts, il va falloir que je me reprenne. Je n'étais pas habitué à autant de faiblesse technique ni de manque de volonté de faire des efforts ensemble, et ça a le don de m'inquiéter. On va faire jouer la concurrence. On a été de bons sparring-partners et encore."

Rudi Garcia (entraîneur de Marseille) : "C'est un match abouti, bien maîtrisé, une victoire qui paraît logique, on a fait une belle entame de match aussi, on n'a pas été en danger, ça suffit pour gagner et continuer les séries. Ca fait deux matches qu'on frappe plus de 20 fois au but, ça veut dire qu'on n'est pas si défensifs que ça. On a grappillé une place, on est à un point du quatrième, à deux points du troisième, mais il faut être humble, pas d'euphorie quand on gagne, pas de catastrophisme quand on perd. Le 4-2-3-1? Mais ça marchera aussi en 4-3-3, quelle que soit l'organisation, il faut l'implication de tous, c'est l'animation des joueurs qui compte surtout. Cette victoire c'est bien pour la confiance, mais il faut confirmer dès jeudi à Salzbourg, puis dès dimanche à Nice, où ce sera très difficile de gagner, on n'a pas le temps de savourer, demain matin, on est au boulot. On aurait en fin de match en garder un peu pour Salzbourg, mais après ce qu'on a vécu ici, je n'avais pas le droit de dire aux joueurs: +Gérez, freinez-vous+. C'est quand même plus agréable comme ça que contre Rennes... Evra avait un souci aux adducteurs."