Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas | AFP

Ligue 1 : Lyon prépare son grand ménage d'été

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Alors qu'il s'apprête à disputer sur la pelouse de Nîmes son dernier match de la saison, l'Olympique Lyonnais va connaître un été mouvementé. Les arrivées de Sylvinho au poste d'entraîneur et de Juninho en tant que directeur sportif ne devraient être que les prémices d'un grand ménage, qui verra plusieurs joueurs quitter le navire.

A défaut de nettoyage de printemps, la lessive estivale ? Sur la pelouse de Nîmes, l'Olympique lyonnais jouera vendredi (21h05) son dernier match de championnat, avec une équipe en passe d'être largement remaniée à l'intersaison. Outre l'arrivée d'un nouvel encadrement technique à l'accent brésilien autour de Juninho comme directeur sportif et de son compatriote Sylvinho comme entraîneur pour succéder à Bruno Genesio, plusieurs joueurs ont probablement fait leur dernier tout de piste au Groupama Stadium contre Caen (4-0), le 17 mai.

A commencer par Memphis Depay dont le remplacement, après avoir marqué deux buts, a ressemblé aux adieux d'un attaquant jamais véritablement adoubé par le public lyonnais, qui l'a taxé d'inconstance et de suffisance. Et pour le reste de l'effectif, qu'en sera-t-il au mercato ? "Sous réserve que nous nous qualifions en Ligue des Champions (ndlr : actuellement l'OL n'est qu'au tour préliminaire), et que Juninho et son entraîneur Sylvio (Sylvio Mendes Campo Junior, dit Sylvinho) soient d'accord, nous ne laisserons partir qu'un, ou au maximum, deux joueurs", prévient Jean-Michel Aulas. Mais, évidemment, il n'évoque que le sort de cadres ou joueurs majeurs.

Ndombélé vers le PSG ?

"Les premiers qui feront des offres cohérentes auront une chance; les autres n'en auront pas car nous ne sommes pas obligés de vendre. Nous avons l'ambition de garder nos meilleurs joueurs et il y aura très peu de départs. Et nous tenterons d'acquérir d'autres bons joueurs pour être compétitifs en Ligue des Champions", ajoute le patron de l'OL. Aulas aimerait voir aboutir le transfert de Tanguy Ndombélé, acquis dix millions d'euros auprès d'Amiens en 2017, et le PSG a sa préférence.

"Je suis en négociations avec les plus grands clubs européens et j'ai relancé le PSG qui gagnerait beaucoup à utiliser plus les clubs français dans ses acquisitions car cela lui donnerait une relation avec eux. L'argent du PSG pourrait être utilisé pour les clubs français comme nous l'avions fait il y a quelques années", a dit Jean-Michel Aulas, en référence à l'époque glorieuse de son club. "Si le PSG est d'accord pour s'aligner sur les deux ou trois propositions que nous avons, ce serait bien qu'il aille à Paris", a insisté le dirigeant. Il y aussi l'arrière gauche Ferland Mendy, arrivé à Lyon en 2017 du Havre (L2), qui serait sollicité par le Real Madrid. "C'est plutôt une référence. On sait qu'il le mérite", a convenu JMA.

Quid de Nabil Fekir ?

Et il y a le cas Nabil Fekir dont le transfert à Liverpool a été annulé il y a un an et qui conserve un bon de sortie malgré une saison décevante. Mais ce ne sera pas à hauteur des 60 millions d'euros évoqués en 2018. Son agent n'est plus Jean-Pierre Bernès mais le milieu offensif de 25 ans n'a pas prolongé pour autant, à un an de la fin de son contrat, tout comme le gardien Anthony Lopes d'ailleurs.

"Il est demandeur depuis l'an dernier. Si Nabil veut rester, on trouvera aussi une solution", a noté M. Aulas. Toutefois, son transfert avorté il y a un an a eu des conséquences sur la saison chaotique de l'équipe, finalement classée 3e. Bruno Genesio a dû adapter son système de jeu à la présence de Fekir qui ne peut pas jouer n'importe où. Les performances de plusieurs joueurs, comme Houssem Aouar et Memphis Depay, en ont été affectées. Et ce dispositif a certainement provoqué le départ de Mariano Diaz (21 buts en 2017-2018).

D'autres départs sont à prévoir comme ceux des défenseurs Jérémy Morel, en fin de contrat, Fernando Marçal, Kenny Tete, Marcelo, voire celui de l'attaquant Maxwel Cornet qui revendique plus de temps de jeu.

AFP