La déception de Martin Terrier, lors de Lyon - Dijon, le 6 avril 2019
La déception de Martin Terrier, lors de Lyon - Dijon, le 6 avril 2019 | AFP

Ligue 1 : Lyon doit arrêter l'hémorragie contre Angers

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Après trois défaites d'affilée, Lyon doit renouer avec la victoire pour protéger sa place en Ligue des champions. Avant d'affronter Angers, ce vendredi à 20h45, les Gones n'ont plus que trois points d'avance sur le rival stéphanois dans la course à la troisième place.

Il y a encore deux semaines, le chemin était tout tracé pour Lyon. Le 2 avril face à Rennes, qu'ils avaient battu le vendredi précédent, ils avaient l'opportunité de se qualifier pour leur première finale nationale depuis 2014. La troisième place de Ligue 1 était solidement tenue et les Gones pouvaient même espérer dépasser Lille, deuxième avec quatre points d'avance. Bruno Genesio, l'entraîneur lyonnais, se dirigeait vers une prolongation. Mais en l'espace de trois défaites, l'OL s'est retrouvé au bord du gouffre. Pour s'en éloigner, il faudra s'imposer ce soir à domicile contre Angers (20h45). 

Genesio met fin au suspens 

Le feuilleton occupait les esprits lyonnais depuis la fin d'année dernière. Bruno Genesio, en fin de contrat cet été, serait-il encore sur le banc pour la saison prochaine ? L'accord était tacite entre le coach en place depuis 2015 et son président Jean-Michel Aulas. Une qualification pour la finale de Coupe de France et une place sur le podium offriraient deux ans de plus à Genesio. L'élimination face à Rennes a contraint les deux hommes à ranger les stylos, avec une ubuesque conférence de presse pour repousser l'échéance jusqu'à l'issue de la saison. Les revers face à Dijon (1-3) et Nantes (1-2) ont fini de déstabiliser Genesio, désormais incapable de faire réagir son groupe. 

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Samedi dernier, il a pris les devants et annoncé son futur départ du club. "Depuis quelques temps je fais face, nous faisons face, à un climat négatif qui peut être un frein pour les joueurs et pour le club", a-t-il expliqué en conférence de presse. Tout ceci est fait dans l'intérêt de l'équipe et du club. J'espère que tout cela permettra d'apaiser le climat autour des joueurs" L'ancien milieu de terrain actionne son dernier levier pour éviter de voir Saint-Etienne, désormais à trois points, et Marseille, à cinq longueurs, priver Lyon de la Ligue des champions. Le fameux électrochoc pour relancer des joueurs dont certains on déjà la tête ailleurs. Et il espère retrouver le soutien du public, après la déroute contre Dijon dans un Groupama Stadium marqué par la contestation des ultras. 

Angers fait du surplace 

Les enjeux de la fin de saison angevine sont bien différents. Douzième de Ligue 1, le SCO a assuré son maintien depuis plusieurs journées. Et les places européennes sont hors de portée, avec dix points de retard sur la cinquième place. Ces six derniers matches ressemblent à des amicaux de luxe, face à Lyon, Reims, Bordeaux, Paris, Lille et Saint-Etienne, pour s'offrir une victoire de prestige avant les vacances. Et gagner quelques millions supplémentaires dans la répartition des droits télés. Mais jusque-là, les Angevins font du surplace. Cinq nuls, dont un 2-2 contre Marseille, et une victoire sur les six dernières rencontres. Avec neuf buts encaissés, Angers a perdu sa solidité défensive mais a trouvé des inspirations offensives (dix buts inscrits). Ils restent sur un court succès contre Caen (1-0), malgré une domination en Normandie.