Ligue 1 : L'OM s'impose au Parc des Princes pour la première fois depuis dix ans dans un Classique électrique

Publié le , modifié le

De notre envoyé·e spécial·e Denis Menetrier
Florian Thauvin félicité par ses coéquipiers
Florian Thauvin félicité par ses coéquipiers | FRANCK FIFE / AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Dix ans et sept mois après sa dernière victoire au Parc des Princes, l'Olympique de Marseille s'est imposé sur la pelouse du Paris Saint-Germain (1-0) lors du match de clôture de la 3e journée de Ligue 1. Une victoire acquise au forceps, complètement contre le cours du jeu et dans une rencontre à l'électricité palpable. L'arbitre de la rencontre a notamment sorti quatre cartons rouges en toute fin de match. Le PSG s'incline pour la deuxième fois d'affilée tandis que l'OM grimpe à la 5e place du classement.

Seul Steve Mandanda connaissait les joies d’une victoire de l’Olympique de Marseille contre le Paris Saint-Germain. Près de dix ans après leur dernière victoire contre le PSG, en novembre 2011 au Stade Vélodrome (3-0) - la dernière au Parc des Princes remonte encore plus loin, à février 2010 (3-0) -, les Marseillais ont enfin rompu la série noire de vingt matches sans victoire face au club de la capitale en s’imposant au Parc des Princes ce dimanche soir, à l’issue d’un Classique électrique (1-0).

Une victoire acquise par les joueurs d’André Villas-Boas au bout d’un combat intense et surtout contre le cours du jeu. Car l’Olympique de Marseille n’a pas réellement existé dans ce match de clôture de la 3e journée de Ligue 1. Les Marseillais ont procédé en contre pendant l’ensemble de la rencontre, le PSG terminant la rencontre avec près de 65% de possession de balle. Préparés à un duel physique intense après avoir chambré les Parisiens suite à leur défaite en finale de la Ligue des champions, les joueurs de l’OM ont parfaitement répondu en se montrant ultra-réalistes.

Une occasion, un but

Sur leur seule occasion de la première mi-temps, Florian Thauvin a ouvert le score d’une belle reprise de volée suite à un coup-franc excentré tiré par Dimitri Payet (31e). Le deuxième but en deux matches du champion du monde 2018, qui aura été le meilleur marseillais sur la pelouse ce soir. Avec cet avantage dans la poche, les joueurs de Villas-Boas ont géré le reste de la rencontre, laissant venir les Parisiens et provoquant surtout ces derniers.

Une stratégie de la tension qui a parfaitement fonctionné : les Parisiens sont sortis de leur match à plusieurs reprises alors que le Parc des Princes n’avait plus connu cette électricité des Classiques depuis longtemps, en raison de la supériorité parisienne des dernières années. Presnel Kimpembe, capitaine du soir côté Paris, n’a pas su montrer l’exemple à ses coéquipiers en tombant dans le panneau des provocations marseillais à plusieurs reprises. Jérôme Brisard, l'arbitre de la rencontre, n'a pas chômé en distribuant douze cartons jaunes et cinq cartons rouges en toute fin de match après une bagarre générale : Dario Benedetto, Jordan AmaviLaywin Kurzawa, Neymar et Leandro Paredes - totalement survolté après son entrée en jeu - ont été expulsés. Du côté du jeu, le PSG a bafoué son football, malgré sa nette domination territoriale et statistique.

Belle première pour Florenzi

Avec un Neymar positionné très bas et aucun attaquant de pointe de métier dans l’équipe du soir, les Parisiens ont cruellement manqué de présence dans la surface. Il aura fallu que Marco Verratti s’y présente en tout début de match pour que le PSG se procure sa plus belle occasion de la première mi-temps : le milieu de terrain italien a vu sa reprise un peu hasardeuse être repoussée miraculeusement sur un arrêt réflexe de Mandanda (2e) après un centre d’Alessandro Florenzi.

La toute nouvelle recrue du PSG, en provenance de l’AS Roma, a montré de belles qualités pour sa première titularisation avec le club de la capitale. Trop souvent laissé seul dans son couloir droit par Jordan Amavi et Dimitri Payet, Florenzi a pu multiplier les centres dangereux, comme ce service magnifique pour Pablo Sarabia (57e), dont le tir a bien été repoussé par Mandanda. Le gardien de l’équipe de France a ensuite repoussé la tentative de Neymar quelques minutes plus tard (59e) d’un arrêt du pied.

Le PSG dans les bas-fonds du classement

Les deux buts d’Ángel Di María (62e) et de Dario Benedetto (63e) refusés en deuxième mi-temps n’auront rien changé à l’issue de la rencontre. Pour la première fois depuis dix ans, l’OM s’impose au Parc des Princes, au terme d’un match qui avait tout d’un Classique des années 2000 : serré, tendu et au dénouement inattendu. Une belle publicité pour la Ligue 1 et Téléfoot, qui avait de ce match une priorité pour sa campagne d’abonnement... Avant que la fin de match, qui ne ressemblait plus à du football, viennent gâcher ce beau choc.

Pour André Villas-Boas et ses joueurs, cette victoire est un bel exploit, alors que certaines stars du PSG étaient de retour et que les Parisiens souhaitaient remettre l’église au milieu du village après les piques notamment lancées par Dimitri Payet à l’issue du Final 8. Après sa défaite à Lens jeudi soir (1-0), le PSG se retrouve dans les bas-fonds du classement de la Ligue 1, une situation inédite pour le PSG version qatarie.

De notre envoyé·e spécial·e Denis Menetrier @DMenetrier