Ligue 1 : L'Olympique de Marseille patine encore et s'incline à Amiens (3-1)

Publié le , modifié le

Auteur·e : Loris Belin
La joie de Haitam Aleesami et Serhou Guirassy (Amiens) contre l'Oympique de Marseille
La joie de Haitam Aleesami et Serhou Guirassy (Amiens) contre l'Oympique de Marseille | PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD/MAXPPP

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Amiens a crée la surprise en dominant l'Olympique de Marseille (3-1) vendredi en ouverture de la 9e journée. Les Picards ont surpris des Phocéens en grande difficulté défensivement et qui restent désormais sur quatre matches sans victoire en championnat.

Après Lyon, Amiens fait tomber un nouveau cador à la Licorne. Ce vendredi, c’est Marseille qui est venu se casser les dents dans le Nord (3-1). Malgré un nouveau but de l’avant-centre Dario Benedetto, les hommes d’André Villas-Boas ont étalé toutes leurs faiblesses du moment, incapables de se montrer décisifs devant les buts, adverses comme les leurs. L’OM pourrait voir le quatuor de tête s’échapper avant la trêve internationale.

Marseille était pourtant prévenu. Déjà peu inspirés lors de leur dernier déplacement à Dijon, les Olympiens n’ont guère fait mieux ce vendredi. Cette fois, ils ont au moins eu le mérite de vouloir créer du jeu, avec un Dario Benedetto remuant. Sur son cinquième ballon du match, l’Argentin a inscrit sa cinquième réalisation de la saison, d’un très bel enchaînement à l’entrée de la surface de réparation. Mais cette belle inspiration n’était déjà qu’une réaction.

Car Amiens est d’humeur joueur depuis le début de saison sous les ordres de leur nouvel entraîneur Luka Elsner. Sans complexe et fidèle à leur nouvelle philosophie, les Picards ont cueillis rapidement leurs adversaires. Sur un festival de Gaël Kakuta côté droit, Haitam Aleesami a pu tromper Steve Mandanda, avec l’aide de la goal line technology, dès la 12e minute.

La défense marseillaise a sombré

Après l’égalisation de Benedetto, Marseille a cru un temps avoir pris la main sur la rencontre. A cumuler les efforts pour se projeter, les Nordistes ont vite semblé dans le rouge en souffrance, incapables de s’emparer du ballon et prêts à lâcher de nouveaux points après avoir ouvert le score. Et pourtant, le bon travail olympien pour passer entre les lignes du bloc picard n’a pas suffi. L’indiscipline phocéenne s’est encore manifestée, cette fois de la part de Dule Caleta-Car, coupable d’une poussette sur Serhou Guirassy sur un coup-franc dangereux. L’attaquant amiénois s’est chargé, en force, de la sanction (2-1, 41’).

A l’image de son défenseur croate, l’arrière-garde de l’OM a cumulé les erreurs criantes, de repli, de placement, ou encore de naïveté. Sans la barre (47) face à Guirassy ou Steve Mandanda sur une frappe de Juan Ferney Otero (56’), les locaux auraient pu mettre la tête des Phocéens un peu plus sous l’eau rapidement. Marseille a bien conservé le ballon, mais en se montrant désespérément stérile, incapable de s’infiltrer dans la surface amiénoise et se montrer dangereux. La bonne volonté de Nemanja Radonjic, remuant mais parfois imprécis, a été bien vaine. Et après avoir réussi à rester dans le match pendant près de 50 minutes, les visiteurs ont finalement craqué sur un contre parfaitement joué, Foussémi Diabaté à la passe, Stiven Mendoza à la conclusion après avoir mis dans le vent le minot Lucas Perrin.

3-1, le score est lourd mais logique tant les faiblesses ont été manifestes. André Villas-Boas a encore bien du pain sur la planche.