Jesé Briand
Le joueur au top sur cette phase aller n'est pas celui qui a coûté 30 millions d'euros. | AFP

Ligue 1 : les tops et les flops de la phase aller

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La phase aller du championnat s'est achevée mercredi soir, pour laisser la place à la trêve hivernale. L'occasion de faire un retour sur ces dix-neuf premières journées de Ligue 1, entre bonnes surprises et déceptions. Les Bretons de Guingamp, surprise du championnat, sont évidemment en bonne compagnie, avec la folle attaque monégasque et le leader niçois. Au rang des déceptions, on trouve bien sur le recrutement parisien qui peine à convaincre, mais aussi les débordements de Metz-Lyon.

LES TOPS

  • Nice, séduisant leader

Nice a officiellement changé de dimension cet été, sans toutefois oublier les recettes qui avaient fonctionné. Le recrutement, mélange de paillettes (Balotelli, Dante) et de bons coups (Wylan Cyprien acheté à Lens en Ligue 2) en est la preuve. Avec Lucien Favre en chef d’orchestre, l’effectif niçois donne le meilleur de lui-même et se retrouve en position de champion d’automne. Arrivés en tête du championnat sans faire trop de bruit, presque par effraction, les Aiglons se cachent de moins en moins : ils ne sont pas là par hasard, et ils ont des ambitions.

  • Monaco, attaque de tous les records

On pensait que ce n’était qu’une performance d’un soir, un 7-0 contre une équipe de Metz pas dans son assiette. un accident. Et puis trois semaines plus tard, 6-2 contre Montpellier. Et puis deux semaines après, 6-0 contre Nancy. Et puis les cartons s'enchaînent, on sort la calculatrice et on se rend compte que l’AS Monaco est la meilleure attaque d’Europe. Qu’elle marche sur les traces d’un record qu’on pensait inaccessible, les 118 buts inscrits par le RC Paris en 1959-60. Et sur le rocher, tout le monde marque, du tigre Radamel Falcao qui retrouve des couleurs au jeune prodige MBappe, toujours plus rapide sur les traces de Thierry Henry.

  • Guingamp, le top 5 surprise

Que celui qui avait parié que Guingamp serait 5e à la trêve se réjouisse, il a du toucher le pactole. Septième attaque du championnat, quatrième défense, les joueurs d’Antoine Kombouaré, arrivé cet été, réalisent un début de saison quasi parfait. Les Bretons ont tout de même battu Marseille, Lyon et le PSG pendant cette phase aller. Menés par un Jimmy Briand nommé capitaine et décisif, bien aidé par la révélation Marcus Coco sur l’aile, l’attaque Guingampaise fonctionne très bien. Ajoutez à cela la solidité défensive du duo Kerbrat-Sorbon et la folie du latéral gauche Marçal, l’un des coups du mercato, et vous obtenez d’irréductibles Bretons.

  • Cavani, tueur en pointe

Cantonné à une aile dans le PSG d’Ibra, Edinson Cavani a longtemps demandé son repositionnement dans l’axe. Enfin servi, le buteur, généreux dans l’effort mais capable de rater l’inratable, avait la pression pour ce début de saison. Il ne s’en est pas trop ému : 18 buts inscrits en Ligue 1, soit un de moins que son meilleur total sur la saison, en 2015-2016. Il est l’une des rares satisfactions d’un PSG à la peine, dont il porte l’attaque sur ses épaules. Redevenus Matador, Edinson Cavani semble enfin s’épanouir.

LES FLOPS

  • Lille, pas au niveau de l’effectif

Calamiteux. Il n’y a pas beaucoup d’autres façons de qualifier le début de saison du LOSC de Fréderic Antonetti. Pourtant bien armé, avec des joueurs talentueux, les Dogues ont complètement sombré dès le début de saison, donnant à voir au public clairsemé du stade Pierre Mauroy un spectacle bien terne. Le départ d’Antonetti et l'intérim de Patrick Collot ont fait du bien au club, qui remonte au classement… en attendant son rachat et un probable nouveau changement à la tête de l’équipe.

  • PSG : recrutement raté

Unai Emery peine à convaincre, son PSG peine à séduire. Si les satisfactions sont peu nombreuses à Paris, les déceptions sont surtout du côté des recrues. Le mercato parisien a étonné cet été, et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Étincelant l’an dernier à Nice, Hatem Ben Arfa n’a pas trouvé sa place. D’abord écarté du groupe, il n’a jamais convaincu lors de ses rares entrées en jeu. Même conclusion pour un Jesé acheté 30 millions au Real, dont on murmure qu’il pourrait repartir en Espagne dès cet hiver. Pièce maîtresse du FC Séville, Krychowiak a débarqué dans les valises du coach et semblait être une valeur sûre : il connaissait le championnat, l’entraîneur, sortait d’un Euro réussi… Et pourtant, lui non plus n’a pas réussi à trouver sa place.

  • Metz - Lyon, la bêtise en tribune

La bêtise humaine était au rendez-vous à Metz, pour le match face à Lyon. Elle était en tribune et s’est matérialisé sous la forme d’un jet de pétard dangereux, tout près de l’oreille du gardien Anthony Lopes. Sonné, victime d’une surdité traumatique, le gardien a quitté le terrain pendant que l’arbitre arrêtait la rencontre. Un débordement qui vient ternir l’image de tous les supporters qui ne demandent pour la plupart que le droit de pouvoir se déplacer encourager leur équipe.

  • René Girard, l'échec à Nantes

La rupture a été rapide, et la rancoeur est encore présente. Il suffit d'écouter Franck Kita et René Girard s'invectiver par presse interposée pour comprendre que le passage à Nantes de l'entraîneur n'a pas été de tout repos. A la tête de l'une des pires attaques du championnat, qui peine depuis plusieurs années à être cohérente offensivement, René Girard n'a jamais trouvé la formule. Avant-dernier au moment de son limogeage il a été remplace par le bouillant Sergio Conceiçao, qui reste sur deux victoires de rang en Ligue 1.