Edinson Cavani (Paris Saint-Germain)
Edinson Cavani (Paris Saint-Germain) | MIGUEL MEDINA - AFP

Ligue 1 - Le PSG enfin lancé ?

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Après deux décevants matches nul inauguraux, le Paris SG se doit de réagir chez le promu Nantes, en clôture de la 3e journée de L1, où une première victoire lancerait enfin la saison du champion en titre.

L'opération, si elle est bien menée par les hommes de Laurent Blanc, peut leur être d'autant plus bénéfique que le concurrent monégasque a subi son premier coup d'arrêt vendredi, en match à huis clos contre Toulouse (0-0). L'heure est clairement à la mobilisation du côté du PSG. C'est "l'urgence (...) de prendre les trois points" qui constitue désormais le leitmotiv de Laurent Blanc. Un discours relayé par son patron du milieu de terrain, l'Italien Thiago Motta: "le club ne peut plus se permettre de perdre des points".

Du coup, cette semaine, les entraînements ont été plus intenses que d'habitude, alors que l'entraîneur parisien avoue encore "réfléchir à beaucoup de choses avec le staff pour essayer d'améliorer l'équipe, pour qu'elle soit plus efficace qu'elle n'est actuellement".

 Un manque d'efficacité

Le manque d'efficacité, voilà effectivement le mal parisien en ce début de saison malgré un duo d'attaque Ibrahimovic-Cavani, certes encore balbutiant. Contre Ajaccio, au Parc des Princes dimanche dernier, Paris a tiré 37 fois au but, et seul l'exploit individuel de Cavani en fin de match a permis d'arracher  le nul (1-1). Son acolyte suédois, lui, n'a pas encore ouvert son compteur. "Les occasions dangereuses qu'il a manquées contre Ajaccio l'ont un peu irrité", a avoué Blanc.

"Mais c'est l'équipe qui compte, pas le fait de faire briller notre duo  d'attaquants pour nous mettre en difficulté le reste du match, explique toutefois Blanc. Il faut trouver un équilibre, notamment au milieu et en défense." Car à défaut de marquer en premier, Paris a été mené à chaque fois lors de ses trois premiers matches officiels (en incluant le Trophée des champions  remporté 2-1 contre Bordeaux). "Il faut changer cela, somme Thiago Motta. Il faudra bien débuter la rencontre, être vigilants dès le début du match", à Nantes.

Pour "trouver l'équilibre collectif", Blanc pourrait opérer au moins un changement à la Beaujoire, en replaçant dans le 11 de départ le remuant Ezequiel Lavezzi. Javier Pastore ou Lucas en feraient alors les frais. L'autre possibilité, plus circonstancielle, concerne la titularisation de Marco  Verratti aux dépens de Blaise Matuidi, si l'international français n'est pas assez remis de son coup reçu à la tête contre Ajaccio. Persuadé que son "équipe monte en puissance", l'entraîneur parisien dit ne pas se soucier de la façon dont les Nantais vont jouer, pas plus qu'il ne l'avait fait contre Ajaccio. "Ma composition d'équipe est avant tout déterminée  par rapport à ce que je veux faire, pas par rapport à l'équipe adverse." 

"Toutes les tactiques sont bonnes"

Un argument recevable, étrangement contredit par l'intéressé lui-même en se pliant au jeu des confidences: "contre Montpellier (1-1), j'avais demandé aux joueurs pendant les dix premières minutes de jouer long sur Ibrahimovic car je savais qu'il prendrait les ballons et qu'on éviterait alors le pressing de Montpellier. Mais on ne l'a pas fait..." Reste que s'il se défend de vouloir céder à la tentation de jouer long avec deux attaquant de classe mondiale comme "Ibra" et "Cava" au moindre match bloqué, Blanc le concède: "toutes les tactiques sont bonnes quand elles sont efficaces. Si à 0-0 face à une défense centrale de petite taille vous lancez de longs ballons et que votre grand attaquant marque de la tête, alors oui, c'est  ce qu'il fallait faire". Quelle que soit la manière, nul doute qu'à Nantes le "président" saura se contenter de la victoire, peu importe comment elle aura été acquise.

AFP