Lavezzi
Ezequiel Lavezzi (PSG). | PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP

Ligue 1 : le PSG a bien souffert

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Sans solution pendant la majeure partie du match, le Paris Saint-Germain a éprouvé les pires difficultés pour venir à bout d’Ajaccio mais a fini par arracher la victoire grâce à un but de Matuidi (75e). Le club de la capitale compte désormais cinq points d’avance.

C’est devenu une habitude. A chaque fois que la formation Ajaccienne se dresse devant lui, l’ogre parisien voit ses affaires se compliquer. Menés dès les premières minutes suite à un but d’Eduardo, les Parisiens ont passé le match à buter sur une défense corse parfaitement organisée malgré l’égalisation de Lavezzi juste avant la mi-temps (41e). Contrairement au match aller (1-1), où Ajaccio avait décroché un nul miraculeux au Parc des Princes, les hommes de Laurent Blanc se sont jamais parvenus à prendre le meilleur sur une lanterne rouge courageuse et pleine d’envie malgré une possession de balle largement à leur avantage. Mais l'autre différence avec le match aller, et non des moindres, c'est que Paris repart cette fois avec les trois points. 

Avec ce résultat, Paris réalise une excellente opération en profitant du match nul concédé par Monaco hier sur la pelouse de Montpellier (1-1). Désormais, les Parisiens disposent d’un matelas de cinq points en attendant la performance de Lille, qui affronte Reims ce dimanche. En attendant, le club de la capitale peut se réjouir d'aborder cette phase retour de la meilleure des façons et renforce encore un peu plus son statut d'ultra-favori à sa propre succession. 

Bonne entrée de Pastore

Si l'essentiel est donc préservé, on s'est longtemps demandé comment Paris allait bien pouvoir se sortir de ce bourbier corse. Comme souvent, c'est Blaise Matuidi qui s'est mué en sauveur en inscrivant le but de la victoire de la tête, bonifiant ainsi l'entrée convaincante de Pastore, impliqué sur l'action, tandis que Jérémy Menez rongeait son frein sur le banc. Ibrahimovic, malgré de nombreux ballons perdus, est lui passeur décisif sur les deux buts. 

Laurent Blanc, coach parisien, peut réfléchir sereinement au calendrier  chargé qui vient. A ajouter à la L1, il y en janvier deux rendez-vous en Coupe  (de la Ligue et de France) et en février, c'est la Ligue des champions qui  reprend. "C'est  bien de gagner maintenant, même si la saison est encore longue, mais on montre qu'on est là et qu'on ne lâchera pas", explique Matuidi. Mais ça, on l'avait compris. 

Victor Patenôtre