Lienard Dimitriof
Liénard a délivré le peuple strasbourgeois. | AFP

Ligue 1 : le malheur des uns fait le bonheur des autres

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En cette fin de championnat haletante, l’avant dernière et 37e journée de Ligue 1 a délivré autant qu'abattu certaines formations. Podium, Europe ou maintien, voici les grands gagnants mais aussi les perdants.

Trois minutes de bascule. En 180 secondes, Monaco, Lyon, Strasbourg et Troyes ont vu le sort changer. Il ne reste qu’une poignée de secondes à jouer et Dimitri Liénard prend ses responsabilités. A l’entrée de la surface de réparation, décalé sur la gauche, le capitaine emblématique du Racing propulse le ballon dans le petit filet de Mathieu Gorgelin. Un modèle de coup franc (3-2). Trois minutes auparavant, à plus de 500 kilomètres de la Meinau, au stade Louis II, Fabinho transformait son 17e penalty en autant de tentative en Ligue 1 : Monaco 1, Saint-Etienne 0.

Résultat des courses, Lyon perd sa place de dauphin au profit de Monaco et voit Marseille revenir à un point. Strasbourg assure son maintien, laissant Toulouse et Caen se battre seuls pour la 17e place. Saint-Etienne, avec cette défaite dans les dernières secondes, devra s’imposer face à Lille pour postuler à une 6e place. De son côté, Troyes ne peut miser que sur les barrages. L'ESTAC a raté une énorme occasion durant ces trois minutes (1-1) et ne peuvent espérer mieux. Il faudra battre l’ASM chez soi.

Les "Européens" enfoncent Caen et Toulouse

Le contraste est grand entre la joie des premiers et la désespoir des seconds. A Nice, Mario Balotelli a fêté son dernier match devant ses supporters de la meilleure des façons. Un doublé permettant aux Aiglons secouer Caen (4-1) et d’entrevoir à nouveau les portes de l’Europe. Face à lui, de médiocres Caennais, comme c’est le cas depuis deux bons mois (8 défaites et 2 nuls, série en cours). Pauvres dans le jeu, les joueurs de Patrice Garande ne semblaient pas se battre pour leur survie en Ligue 1. Une aubaine pour Nice qui s’est baladé sans forcer.

Le derby de la Garonne est lourd de conséquences. D’abord boosté par une ouverture du score sur la pelouse du rival, Toulouse s’est vite ravisé. Grâce à un Malcom en grande forme, buteur et dans tous les bons coups, les Girondins offrent un festival à leur public pour leur dernière au Matmut Atlantique. Ils se replacent à nouveau l’Europe en étant à deux points du 6e niçois. Pour le TFC, actuel barragiste, les ambitions demeurent plus modestes. Il devra se défaire de Guingamp à domicile tout en souhaitant une défaite caennaise contre Paris. Il gardera également un œil dans le dos : Troyes, 19e, n’est qu’à un point. Pour Toulouse, ce sera le maintien, les barrages ou la Ligue 2.

Benjamin Badache @Ben_Badache