Ben Yedder

Ligue 1 : la leçon du PSG, le renouveau de Monaco, des arbitres pas toujours inspirés... le récap de la 11e journée

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Le PSG n'a pas fait de détails face à l'OM dans le choc de cette 11e journée de Ligue 1. Dans les autres rencontres du week-end, Nantes est tombé à domicile face à des Monégasques à la relance tandis que Lyon a offert son premier succès à son nouveau coach, Rudi Garcia. Julien Stéphan doit aussi respirer après le joli succès rennais contre Toulouse. Bémol notable néanmoins : un arbitrage pas toujours inspiré sur les différentes pelouses qui a donné lieu à plusieurs situations litigieuses.

• Le choc : PSG-OM

Une mi-temps et puis s'en va. Le Paris Saint-Germain n'a fait qu'une bouchée de son rival marseillais en clôture de cette 11e journée de championnat. Agressifs dès le coup d'envoi, les champions de France en titre n'ont eu besoin que de 45 petites minutes pour enfoncer l'OM dans un Clasico qui n'en porte désormais plus que le nom. Car chaque match s'apparente à un coup de pelle pour accentuer le gouffre qui s'est creusé entre les deux clubs. Mauro Icardi, auteur de l'ouverture de score d'un boulet de canon ne laissant aucune chance à Steve Mandanda (10e) puis d'une tête imparable sur une ouverture de Marco Verratti (26e), et Kylian Mbappé, qui s'est offert un doublé du pied gauche (32e) et du pied droit (44e), peuvent en témoigner.

Et comme il en est désormais habituel, Angel Di Maria s'est offert un triplé... de passes décisives. Des statistiques claires, nettes, et précises qui auraient pu être enjolivées encore un peu plus si Edinson Cavani, qui a fait son grand retour sous le maillot du club parisien, avait ajouté sa pierre à l'édifice. La suite de la rencontre s'est apparentée à une balade de santé pour le club parisien, qui avait l'air d'avoir la tête ailleurs à la suite de sa démonstration de force. De toute manière, le mal était fait. Et l'OM, qui n'a plus maté le PSG depuis huit longues années, en est désormais habitué.

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• La respiration : Lyon et Monaco

71 jours qu'ils couraient après. Les Lyonnais ont enfin renoué avec le succès samedi contre Metz (2-0) au Groupama Stadium, plus de deux mois après leur dernière victoire en Ligue 1 face à Angers (6-0). Pour sa troisième sortie (en comptant le match face au Benfica en C1) sur le banc de l'OL, Rudi Garcia a pu compter sur ses valeurs sûres Memphis Depay et Moussa Dembélé pour sortir de la torpeur dans laquelle est engluée son équipe. Pas emballants - loin de là - dans le jeu, l'essentiel était ailleurs pour les Gones : se remettre la tête à l'endroit après 8 rencontres sans victoire en championnat. Ils en profitent pour faire un bond au classement, de la 17e à la 12e place. 

Du côté de Monaco, dans la lignée d'un Wissam Ben Yedder inarrêtable (meilleur buteur de Ligue 1 avec 9 buts en autant de matches disputés), le club du Rocher respire un peu mieux. En allant s'imposer à la Beaujoire (1-0), l'ASM a signé son premier succès à l'extérieur de la saison, son 3e sur les quatre derniers matches de championnat. Leonardo Jardim est, lui, devenu le technicien portugais le plus capé en Ligue 1 avec 188 matches passés sur le banc de touche. Les voyants redeviennent vert pour les coéquipiers de Kamil Glik.

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• La polémique : des arbitres pas toujours inspirés

Une nouvelle fois, sur presque toutes les pelouses de Ligue 1, ils ont fait parler d'eux. Et pas toujours positivement loin de là. Les arbitres ont été pointés du doigt ce week-end. En chef de file, Clément Turpin a semblé pédaler dans la semoule lors de Reims - Nîmes. But refusé, pas de consultation du VAR, tacle très sévère de Romao non sanctionné d'un rouge, temps additionnel écourté... Une soirée compliquée pour l'officiel, qui s'est terminée sous les sifflets nourris du public. "Sur le but refusé, on n'a pas eu l'image qui atteste que la balle est sortie sur le corner" a réagi l'entraîneur nîmois Bernard Blanquart après le match. Un fait de match qui aurait donc pu amener un but à son équipe et que les supporters ne semblent pas vraiment avoir digérés.

À Lyon, c'est le penalty plus que discutable accordé aux locaux pour une faute dans la surface sur Depay qui fait jaser. Et qui a passablement irrité Vincent Hognon, le technicien messin, en conférence de presse d'après-match. "Les choses ne se déroulaient pas si mal que cela mais il est arrivé certaines choses. Nous avons été privés d'une éventuelle performance. Il n'y a pas que l'arbitre mais je pense qu'il n'y a pas penalty à la 32e minute. Mon défenseur central prend un avertissement alors qu'il n'y a jamais carton jaune. Il est en difficulté tout le match et ne peut pas commettre de faute sur l'action du premier but. Derrière, il y a penalty et l'arbitre ne s'est pas déplacé pour voir la vidéo assistance. Il faut être cohérent et raisonnable." Une cohérence que l'on cherche encore à Geoffroy-Guichard alors que l'Amiénois Mendoza avait contré du bras le dégagement de la défense de Saint-Etienne au départ de l'action.

Du côté de Brest, le VAR n'a pas eu tort et a accordé avec à-propos un coup-franc et non un penalty à Dijon en deuxième période. Mais cette fois, ce n'est pas le fond qui pose problème, mais la forme. Sept minutes pour vérifier une action, ce n'est plus un arrêt de jeu, c'est une interruption. On se demande si l’assistance vidéo ne devrait pas être également encadrée dans sa durée. D’autant plus ridicule que le coup-franc octroyé à Chouiar et au DFCO a été ensuite contré de la main par Gaëtan Charbonnier, sans que les arbitres n’aient eu quoi que ce soit à y redire cette fois…

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• Derrière Paris, tout le monde patine

Onze journées et le trou se fait déjà fossé. Grâce à sa victoire sur l’Olympique de Marseille, Paris caracole un peu plus encore en tête. Le club de la capitale avait déjà signé un cavalier seul aux commandes de la Ligue 1 la saison passée. Au terme de la onzième journée en 2018-2019, le futur champion de France comptait déjà huit longueurs d’avance, comme ce lundi. Mais les Parisiens pouvaient surtout jouir d’une telle avance grâce à leur début de saison parfait (11 victoires en autant de matches).

Leurs deux défaites lors de l’exercice actuel auraient pu resserrer les écarts derrière le leader. Au lieu de cela, Nantes est toujours dauphin, tout en ayant perdu ses deux derniers matches. Dans le haut de tableau, Reims et Angers restent en bonne position malgré deux matches nuls sans relief. Les outsiders désignés en début de saison (Lyon, Monaco, Saint-Etienne) ont beau s’être imposés ce week-end, l’écart entre Paris et le reste du championnat ne cesse de se creuser alors que les gros ont déjà pris du retard. A ce rythme, le titre sera peut-être joué avant même la 33e journée, date du titre de 2019 pour le PSG.

• Le joueur : Yann Gboho s'est (re) fait un nom

Le nom de Yann Gboho ne vous disait peut-être pas grand-chose avant ce dimanche. Pourtant, il avait bien malgré lui défrayé la chronique il y a quelques mois. Le jeune joueur du Stade Rennais était l’une des victimes évoquées dans le scandale de fichage ethnique au sein du Paris Saint-Germain par les Football Leaks l’an dernier. Pas la meilleure manière d’éclater aux yeux du grand public. La rencontre face à Toulouse devrait peut-être y remédier. L’attaquant a sauvé les Bretons contre le TFC en inscrivant le but décisif quelques secondes après son entrée en jeu.

À 18 ans, Gboho confirme que Rennes ne manque pas de jeunes pousses prometteuses. Une option de plus qui donne en tout cas une sacrée bouffée d’air à Julian Stéphan.

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Par Loris Belin, Léo Anselmetti et Clément Pons

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