Ligue 1 : La "der" d'Hinschberger avec Metz contre Dijon ?

Ligue 1 : La "der" d'Hinschberger avec Metz contre Dijon ?

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Battu la semaine passée à Saint-Etienne (3-1), le FC Metz reçoit ce samedi Dijon pour le compte de la 10e journée de Ligue 1. Or, le président lorrain, Bernard Serin, a exigé de son entraîneur, Philippe Hinschberger, de remporter l'un de ses deux matches. A Saint-Symphorien, les Messins ont donc le destin de leur entraîneur entre leurs mains. Avec seulement 3 points en neuf matches, le FCM est bon dernier du championnat.

Après chaque match, c'est la même question: "Vous sentez-vous en danger ?" Depuis le début de saison, Philippe Hinschberger fait face. Dignement; sobrement, cet enfant du FC Metz (il y a été formé et n'a joué que dans ce club chez les pros) répond invariablement que son destin n'est pas le plus important. Pourtant, en ce 21 octobre, son destin va peut-être basculé. Car l'entraîneur de la lanterne rouge est dans l'obligation de mener son équipe à la victoire. Car son président lui a fixé un ultimatum: gagner l'un des deux matches après la trêve internationale. Btatu à Saint-Etienne malgré une bonne performance d'ensemble, son Metz est donc au pied du mur contre Dijon. 

"C'est un match contre un adversaire direct qui est à trois points devant nous. Le gagner ne nous fera pas quitter la dernière place mais quand on est dernier et au milieu de cinq ou six équipes, c'est mieux que d'être dernier décroché à huit points. Partant de là, tous les efforts et toute notre concentration doivent être dirigés vers ce match de Dijon", assure l'ancien capitaine des Grenats. "Aujourd'hui, on n'est pas décroché, on est peut-être derniers mais si on bat Dijon samedi, on les rejoint". C'est donc avec cette confiance qu'il compte emmener son groupe un peu plus loin. Et c'est vrai que malgr ses 3 petites points au compteur en neuf matches, l'équipe lorraine n'est pas larguée. Dijon, Strasbourg et Amiens sont à portée, Rennes et Lille aussi. 

Toujours au soutien de ses troupes, Philippe Hinschberger a toujours ses hommes derrière lui. "Le coach, il fait tout, de son côté, pour qu'on gagne les matches", a déclaré mercredi le gardien japonais Eiji Kawashima dans la presse locale. "Mais ce sont nous, les joueurs, qui sommes sur le terrain et qui devons assumer nos responsabilités. C'est le moment, plus que jamais, de le montrer. Ensemble." Cette union sacrée peut-elle servir de socle à une révolte ? "Le comportement, l'attitude des joueurs sur le terrain montre qu'il n'y a pas de problème particulier, même si je ne suis pas copain avec tous les joueurs de l'effectif", pointe Hinschberger. "On est dans une bulle qu'il faut faire avancer, on bosse dans notre bulle."

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze