Ligue 1 : guider Lille vers le titre, "mon plus gros défi", selon Christophe Galtier

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Auteur·e : AFP
Christophe Galtier
Christophe Galtier lors de la rencontre PSG - Lille, le 3 avril 2021. | FRANCK FIFE / AFP

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Viser le titre, "c'est mon plus gros défi". Christophe Galtier s'est confié sur l'excitante fin de saison qui attend Lille, leader du championnat avant d'affronter Metz vendredi 9 avril à 21h00, jugeant que l'inconstance du Paris Saint-Germain "donne de l'espoir" aux autres prétendants.

Comment avez-vous réussi à remobiliser vos joueurs pour décrocher la probante victoire samedi dernier à Paris (1-0) ?
Christophe Galtier
: "Les derniers internationaux sont rentrés le jeudi et j'ai tout de suite commencé à parler aux joueurs quand le groupe a été reconstitué. J'ai hésité à revenir sur le match de Nîmes (défaite 2-1 à domicile avant la trêve, NDLR) et finalement j'ai décidé de le faire, en étant très calme mais en leur montrant des images car ça leur parle. Ensuite, on a parlé du plan de jeu et du supplément d'âme qu'il faut pour ce genre de match."

Cette capacité de conviction est-elle votre plus grande force ?
CG
: "Ce serait trop prétentieux de penser que cette performance n'est liée qu'à une causerie ou à mes interventions. Il y a surtout ce que les joueurs ont mis dans le match. L'entraîneur est un préparateur. Il faut qu'il donne toutes les clés aux joueurs pour les amener dans les meilleures conditions au match. Mais la performance, elle appartient aux joueurs. Et même si on l'impute souvent à l'entraîneur, j'essaie d'inculquer aux joueurs que la contre-performance leur appartient aussi."

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"L'exigence est indispensable, on n'a pas le droit au moindre relâchement."

C'est le collectif qui a fait la différence à Paris ?
CG
: "On existe cette saison, encore plus que les deux précédentes, grâce à un très gros collectif, avec sûrement un peu moins de talent individuel que les trois autres équipes qui luttent pour le titre (Paris, Lyon et Monaco). Si on n'a pas ce collectif, on ne peut pas se battre avec les trois. Et c'est ce qu'on n'a pas eu contre Nîmes. Les défaites se ressemblent beaucoup. Face à Brest, Nîmes et Angers, les premières périodes sont un désastre car il y a eu moins d'investissement, moins d'exigence."

"On ne doit rien lâcher. Il faut se donner toutes les chances. (...) L'essentiel, c'est de n'avoir aucun regret."

Quelles sont les clés pour tenir jusqu'au bout ?
CG
: "Être nous-mêmes, avoir l'esprit collectif, mettre l'équipe avant tout. Ne pas être focalisé sur le résultat, ne pas avoir l'obsession du résultat. L'exigence est indispensable, on n'a pas le droit au moindre relâchement."

Est-ce le plus gros défi de votre carrière d'entraîneur ?
CG
: "Oui, c'est mon plus gros défi. Cela se présente rarement dans une carrière. A la 31e journée, on est premier avec trois, quatre et cinq points d'avance sur les trois autres équipes. Ce n'est pas beaucoup car il reste 7 matches et 21 points à prendre, mais c'est là. Si on est arrivé là, c'est qu'on a une certaine force, une certaine qualité. On ne doit rien lâcher. Il faut se donner toutes les chances. (...) L'essentiel, c'est de n'avoir aucun regret."

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Paris est-il toujours le favori pour le titre ?
CG
: "Paris a le plus bel effectif. Mais force est de constater qu'ils ont perdu huit fois. C'est beaucoup et ça donne de l'espoir à toutes les équipes qui les affrontent, pas seulement aux concurrents directs."

"Si je devais aller à l'étranger, j'ai toujours dit que le championnat anglais me faisait rêver (...) Il y a une telle passion !"

Est-ce que votre avenir est conditionné au résultat final cette saison ?
CG
: "Non, pas du tout. Mais il ne sera pas forcément décidé avant la fin de la saison car je me dois de rester concentré sur l'objectif. (...) Evidemment, je sais qu'une qualification en Ligue des champions est importante pour le club mais je ne suis pas dans la réflexion sur l'effectif qui serait à ma disposition l'an prochain. Je ne fais pas partie de ces entraîneurs qui demandent des garanties. Il faut juste que les objectifs soient en adéquation avec les moyens. On se posera tranquillement avec le président Olivier Létang, on fera un bilan mais il n'y a pas de précipitation à avoir. (...) Il n'y a pas du tout de lassitude, je ne me sens très bien ici. Mais je pense que je ne ferai pas sept ou huit ans comme à Saint-Etienne."

Vous avez 54 ans. Entraîner à l'étranger, est-ce un objectif ?
CG
: "Il y a quatre ou cinq ans, je voulais aller à l'étranger. Moins maintenant. Aujourd'hui, ce n'est pas forcément ce que je recherche. Si je devais aller à l'étranger, j'ai toujours dit que le championnat anglais me faisait rêver. Ils ont fait d'un championnat de quartiers le plus beau championnat du monde. Il y a une telle passion !"

Propos recueillis par Nicolas BLASQUEZ.

AFP