Ligue 1 : Gérard Lopez au LOSC en cinq dates

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Auteur·e : France tv sport
Gérard Lopez
Gérard Lopez, le président du LOSC, discute avec un potentiel repreneur | AFP

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Gérard Lopez n'est donc plus le président du LOSC. Ce vendredi, l'homme d'affaires hispano-luxembourgeois a cédé sa place à Olivier Létang, comme l'a confirmé le club dans un communiqué officiel publié dans la soirée. Après près de quatre ans passés à Lille, Lopez a donc revendu ses parts qu'il avait acquis en janvier 2017, faisant de lui le 17e président de l'histoire du LOSC. Retour sur cinq dates qui ont marqué son mandat de dirigeant dans le Nord.

• 17 janvier 2017 : Lopez nouveau président du LOSC

Après la signature du protocole d'accord le 22 décembre, le processus de vente du club touche à sa fin : Gérard Lopezdevient le 17e président de l'histoire du LOSC, après Michel Seydoux. Il a déboursé environ 80 millions d'euros (reprise de dettes incluses). "L'objectif au-delà de 18 mois" sera de "jouer le top 3" du championnat, annonce le repreneur, ancien candidat malheureux au rachat de Marseille.

Une réputation sulfureuse le précède, notamment autour de la question de la provenance de l'argent qui a servi dans l'opération. Ce fan de sport assure l'avoir fait sur ses fonds propres, quand le journal L'Équipe affirme que deux fonds d'investissements américains l'ont aidé. Au fil des semaines, Lopez redessine l'organigramme du LOSC. Marc Ingla, ancien du Barça, arrive comme directeur général, Luis Campos (ex-Monaco) devient son conseiller, et en février, une petite bombe médiatique éclate : l'emblématique Marcelo Bielsa est nommé entraîneur à partir de la saison suivante.

• 15 décembre 2017 : le contrat de Bielsa est rompu

Pourtant, le passage du "Loco" est un fiasco: malgré un investissement record durant l'été (70 millions d'euros), la sauce ne prend pas sur le terrain entre l'exigeant technicien et ses joueurs. Alors que Lille pointe au 19e rang après 13 journées, après un revers cinglant à Amiens (3-0) le 20 novembre, Lopez décide de suspendre Bielsa qui continuait de clamer son "amour" du projet nordiste quelques jours plus tôt. Le conflit entre l'Argentin et le Losc se déplace au conseil des prud'hommes, où la procédure est toujours en cours. Sur le banc, Christophe Galtier est nommé le 29 décembre.

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• 29 mai 2018 : le LOSC passe entre les gouttes de la DNCG

La première saison complète de l'ère Lopez est houleuse, mais se termine bien. À l'avant-dernière journée, Lille bat Dijon (2-1) avec un doublé du Sud-Africain Lebo Mothiba pour assurer son maintien sur le terrain. Mais sa viabilité économique, déjà, fait planer des doutes sur l'avenir du club en Ligue 1. En décembre 2017, le gendarme financier du foot français (DNCG) avait prononcé sa rétrogradation à titre conservatoire. L'audition de la dernière chance est prévue le 29 mai. Fumée blanche, après que Lopez réussit à lever 150 millions d'euros.

• 14 avril 2019 : le LOSC confirme sa superbe saison

Lille écrase le Paris SG (5-1), lors d'une démonstration qui symbolise sa saison presque parfaite. Les Nordistes décrochent une deuxième place finale et se qualifient pour la Ligue des champions, qu'ils n'avaient plus jouée depuis 2012-2013. L'été suivant, le club réalise la plus grosse vente de son histoire, avec Nicolas Pépé, qui part à Arsenal contre 80 millions d'euros. Cette opération consacre la stratégie lilloise de "trading", l'achat et revente de joueurs avec de fortes plus-values.

• 18 décembre 2020 : la fin du projet Lopez au LOSC

Le projet lillois est lancé. Malgré l'élimination dès la phase de groupes en Ligue des champions en 2019, sans aucune victoire au compteur, le LOSC termine à la 4e place de la saison interrompue en mars 2020 par la pandémie de coronavirus. Le transfert à Naples du buteur nigérian Victor Osimhen, en juillet rapporte environ 80 millions d'euros au club.

Mais en décembre, la situation économique fragile du club rattrape son excellente situation sportive (1er après 14 journées de championnat). Des tensions entre Campos et Ingla dans un contexte financier tendu par la crise Mediapro et la situation sanitaire liée au Covid-19, mettent la pression, qui s'accumule autour de Lopez. Le 16 décembre, l'homme d'affaires, incapable d'honorer la dette empruntée au fonds Elliott (225 millions d'euros), indique son intention de vendre ses parts. La vente est effective deux jours plus tard.

Avec AFP.

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