Thomas Tuchel
Thomas Tuchel | AFP

Ligue 1 : face à Dijon, Thomas Tuchel s'est manqué dans ses choix

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Obligé de composer avec plusieurs absents de marque, Thomas Tuchel a fait des choix pour défier la lanterne rouge, Dijon. L'entraîneur du Paris Saint-Germain a décidé de laisser sur le banc Edinson Cavani, ou encore de placer Juan Bernat au milieu. Mais les options prises par le technicien allemand n'ont pas payé.

Depuis le début de saison, Thomas Tuchel est un peu "Bob le bricoleur". Le coach du Paris Saint-Germain doit faire avec des absences à répétition. Face à Dijon ce vendredi, l'Allemand a dû créer son onze en l'absence de six joueurs dont Thiago Silva, Marco Verratti ou encore Ander Herrera. Pour faire face à la lanterne rouge, il avait tout de même à disposition la paire Kylian Mbappe-Angel Di Maria. Mais cela s'est avéré insuffisant face au DFCO pour Tuchel et son groupe, qui subissent déjà leur troisième défaite de la saison en championnat. 

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Tout d'abord, Tuchel a décidé d'aligner un milieu très expérimental avec Leandro Paredes, Idrissa Gueye et ... Juan Bernat. Cette association a pris l'eau. L'Espagnol, latéral gauche de métier, a intégré le milieu à trois du PSG et a prouvé qu'il n'était pas à son aise. Surtout, l'ancien du Bayern Munich n'a pas pu exploiter ses qualités de débordement sur le flanc gauche. Paredes a manqué de rigueur tandis que Gueye, de retour de blessure, s'est montré peu incisif.

Ceci étant, l’entraîneur allemand a fait reculer Marquinhos en défense centrale, alors que le Brésilien trouvait ses marques en sentinelle. Par conséquent, Abdou Diallo a été aligné sur la gauche de la défense. Moins dynamique, la recrue française a d'ailleurs été en difficulté face à Jhonder Cadiz, buteurEn tout, sur les tendances depuis le début de saison, trois joueurs n'ont pas joué à leur poste habituel.

En attaque, Thomas Tuchel a décidé de laisser Edinson Cavani sur le banc. Cette non titularisation peut s'argumenter par le manque de rythme de l’Uruguayen, revenu au jeu dimanche dernier contre Marseille pendant 19 minutes, ou par la forme étincelante de Mauro Icardi. Toutefois, la place du meilleur buteur de l'histoire du PSG reste importante au sein du club. Et un déplacement chez la lanterne rouge aurait pu être le moyen de relancer, ne serait-ce qu'une heure, Cavani. 

Des changements qui interrogent

Alors certes, Thomas Tuchel n'est pas le principal coupable de la première période déplorable des Parisiens. Après la rencontre, l'ancien coach de Dortmund a pointé du doigt ces 45 premières minutes (au micro de Canal+) : "Si on joue avec le sentiment que rien ne va venir, les choses peuvent venir. La première période était trop passive. On n'a jamais contrôlé le match ni joué avec la précision nécessaire, la vitesse ou la mentalité. On n'a pas joué ensemble, on a manqué de structure offensivement." Mais il n'est pas non plus totalement innocent à ce faux-départ.

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Si le PSG n'a pas eu le temps de redresser la barre après la pause, encaissant un but rapidement, les choix de Tuchel posent question. L'entraineur de 46 ans a décidé de réaliser un premier changement à l'heure de jeu en faisant entrer Layvin Kurzawa pour Juan Bernat. Soit un défenseur, alors que Cavani, Julian Draxler, Pablo Sarabia ou encore Eric Choupo-Moting siègaient sur le banc. Puis Tuchel a lancé Draxler, qui n'avait pas joué depuis deux mois et demi ! Cavani, lui, n'a eu sa chance qu'à la 71e minute. Enfin, Sarabia et Choupo-Moting, qui ont fait le travail en début de saison pour combler les absences offensives, ne sont pas entrés en jeu.

Malgré l'absence de deux cadres que sont Thiago Silva et Marco Verratti, Thomas Tuchel doit trouver les bonnes formules pour éviter ce genre de défaite. « Ils nous fatiguent à faire ce genre de prestations… c’est dans l’ADN du club, mais bordel mettez-nous l’état d’esprit au moins. 3 défaites sur 12 journées, Thomas Tuchel va pouvoir prendre des vacances en janvier », s'est notamment emporté l'ex-joueur du PSG Eric Rabesandratana. Ce revers face à Dijon, lanterne rouge au début du match, fait tâche. A l'Allemand de trouver les mots justes, et les associations adéquates pour maintenir son PSG à haut niveau.