Andy Delort

Ligue 1 / Delort : "Je suis fait pour jouer à Montpellier"

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"Je suis fait pour jouer à Montpellier", explique à l'AFP le buteur Andy Delort, qui a rejoint le club de son cœur cet été, à la veille d'affronter Toulouse, où il ne s'est pas plu, samedi pour la 11e journée de Ligue 1.

Comment s'est négociée votre arrivée à Montpellier ?
Andy Delort : "L'an passé, il y avait une envie commune, mais cela ne s'est pas fait. Aujourd'hui, après avoir grandi à un quart d'heure de la Mosson, je suis heureux d'être ici où je vis un rêve de gosse. Je suis fait pour jouer à Montpellier. Quand le président Laurent Nicollin m'a fait venir, je lui ai dit merci. J'étais fier et je lui ai dit que j'allais lui rendre ce qu'il a fait pour moi. Ils ont des +couilles+, c'est pour ça que ça va le faire. J'ai besoin de sentir cette confiance. Je regrette de ne pas avoir signé à Montpellier après ma saison à Tours (24 buts, 36 matchs en 2014) où je finis meilleur buteur et joueur de Ligue 2. Je voulais continuer sur ma lancée et faire comme Olivier Giroud, qui avait été transféré de Tours à Montpellier quelques années auparavant."
Et si vous devez retourner à Toulouse à l'issue de votre prêt ?
A.D. : "Cela serait vraiment difficile de retourner à Toulouse. Cela ne s'est pas mal passé, mais l'état d'esprit n'est pas le même qu'à Montpellier. Ce club ne me correspondait pas."
Avec quatre buts en quatre matchs, votre saison est-elle lancée ?
A.D. : "C'est parti. En début de saison, je n'avais pas la même confiance. Cette saison, j'aimerai dépasser ce que j'ai fait à Caen (12 buts en 2016, ndlr), mais j'ai aussi envie de faire des passes décisives. Je veux régaler ceux qui me régalent. J'adore avoir cette sensation où je suis serein, comme en ce moment. Car le foot, c'est ma vie."
Avez-vous perdu du temps dans votre carrière ?
A.D. : "Si tout te réussit dans la vie, tu ne sauras pas te relever en cas de coup dur. Après ma saison difficile en Angleterre (Wigan, 2015), j'ai réussi à Caen. Cela a toujours été comme ça dans ma vie. J'ai besoin de descendre, de vivre des moments compliqués, puis de me mettre dans ma bulle, pour mieux revenir."
Quelle est votre complicité avec Gaetan Laborde, votre partenaire en attaque ?
A.D. : "Un ami m'a dit: +Je n'arrive pas à vous reconnaître sur le terrain+. On partage avant tout le même état d'esprit, celui de ne rien lâcher. Cela fait longtemps que je n'ai pas pris autant de plaisir avec un partenaire, alors qu'il y a pas mal d'égoïsme dans le foot."
Votre réussite ne correspond t-elle pas à l'ambition nouvelle du jeu de Montpellier ?
A.D. : "Tout à fait. Un jour (après le nul face à Strasbourg, ndlr), on a eu une grosse discussion. On a dit au coach (Michel der Zakarian) qu'on voulait aller chercher plus haut nos adversaires et jouer dans leur camp. Le coach attendait la même chose, mais on s'était mal compris. Lors des premiers matchs, on n'avait pas +d'occase+. Depuis cette discussion, on prend du plaisir dans le jeu, on est solide en défense: on a trouvé un style."
Battre Nîmes 3-0 a t-il changé le cours de votre saison ?
A.D. : "La victoire dans le derby renforce la confiance et galvanise le public. On en ressort comme si on venait de jouer 50 matchs de Ligue 1. Quand tu marques, que tu sens que le stade s'éclate, c'est extraordinaire. Au lendemain de cette victoire, quand je suis allé boire le café au bar de mon village, les gens me disaient: +Merci, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu ça à la Mosson+."
Lecomte (France) et Pedro Mendes (Portugal) appelés en sélections, cela donne des idées ?
A.D. : "Cela donne espoir à certains joueurs. Pour moi, l'équipe de France, c'est loin. J'y ai pensé quand j'étais à Caen, mais aujourd'hui, je n'y pense pas, quand je vois les gars qui sont là. Je suis réaliste. On en reparlera quand j'aurai inscrit 22 buts..."
 

AFP