Ligue 1 : D'abord brillant, puis fébrile, Paris domine l'OL

Publié le , modifié le

Auteur·e : Andréa La Perna
Angel Di Maria
Quand Neymar n'est pas là, Di Maria danse. | AFP

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Le cavalier seul continue. Le Paris Saint-Germain a dominé l'Olympique Lyonnais dimanche pour le compte de la 24e journée de Ligue 1 (4-2). D'abord brillant, le club de la capitale s'est un peu fait peur en deuxième période. Mais il enchaîne tout de même un 8e succès consécutif en évitant le coup d'arrêt à 10 jours du retour de la Ligue des Champions.

► Le résumé du match

Le Parc des Princes a eu droit à un choc prolifique, divisé en deux actes complètement différents. En première période, Paris a tyrannisé l’OL, porté par un Angel Di Maria flamboyant en l’absence de Neymar. Omniprésent, l’Argentin s’est chargé tout seul de l’ouverture du score (22'). Kylian Mbappé a ensuite permis au PSG de rejoindre les vestiaires avec le break dans la poche (38'), un break plutôt heureux pour Rudi Garcia et son onze complètement désœuvré.

Au retour des vestiaires, Lyon s’est tiré une nouvelle balle dans le pied avec un but contre son camp irréel. Thiago Mendes a transformé son intervention dans la surface en une-deux avec Julian Draxler, lequel a pu s'offrir un deuxième centre au point de penalty. Stupeur, c’est Marçal qui, lancé, est venu catapulter la balle sous la barre - et du pied droit s'il vous plaît (47’). Alors qu’on aurait pu imaginer les Lyonnais encore plus meurtris à 3-0, un électrochoc se produit dans les rangs rhodaniens. Trouvé dans le dos de la défense adverse, Martin Terrier réduit l’écart cinq minutes plus tard (52’) en profitant d’une parade manquée de Keylor Navas. Puis, l’inévitable Moussa Dembélé a fait grandir l’inquiétude dans l’arrière-garde parisienne en inscrivant son 13e but en L1 cette saison.

Le PSG a finalement pu stopper l’hémorragie, et même refaire le break grâce à un Edinson Cavani presque déjà oublié et décisif ce dimanche deux minutes après son entrée en jeu (79'). Si Paris enchaîne une 8e victoire consécutive toutes compétitions confondues, l’impression laissée par cette deuxième période va laisser un goût aigre au club de la capitale, qui aurait pu faire meilleure impression dans son dernier test avant le déplacement tant attendu à Dortmund.

► Di Maria a survolé la première période

Privé de Neymar ce dimanche, le Paris Saint-Germain a confié les clés du jeu à Angel Di Maria. L'Argentin a été omniprésent dans le premier acte. Il était tout simplement partout et toutes les occasions parisiennes passaient par ses pieds. Après avoir donné une balle de but à Mbappé d'un extérieur dont il a le secret (13'), il a décidé de prendre les choses en mains. Lancé sur le côté droit par Gueye, "El Fideo" s'est recentré pour s'ouvrir le pied gauche et tromper Lopes au premier poteau.

Au-delà du but marqué, de frappes qui ont frôlé le cadre (25', 29'), et même de passes à l'origine de deux buts refusés (34', 40'), c'est son rôle dans l'animation offensive qui doit être retenu. L'Argentin est la raison pour laquelle l'idée de titulariser conjointement les "4 Fantastiques" n'a pas été abandonnée par Thomas Tuchel. Dans son animation offensive, le PSG ne joue pas vraiment en 4-4-2 mais plutôt dans un 4-3-3 asymétrique avec Di Maria en électron libre dans l'entre-jeu, se déplaçant en fonction des espaces laissés par l'adversaire. Dans ce rôle là, l'ex-merengue est un véritable accélérateur de particules.

► Trou d'air ou réveil lyonnais ?

Paris aurait très bien pu passer son dernier gros test avant la C1 haut la main contre Lyon, mais le fait est que le club de la capitale a encaissé 2 buts alors qu'il menait 3-0 face à des Lyonnais déboussolés. Si les hommes de Rudi Garcia ont eu le mérite de ne se pas se laisser abattre après le terrible csc de Marçal, ils ont en partie bénéficié d'un trou d'air de l'arrière-garde parisienne entre la 50e et la 60e. Sur le but de Terrier, Keylor Navas voit une frappe axiale lui passé sous le bras. Et sur celui de Dembélé, Presnel Kimpembe n'a pas réussi à muser Toko Ekambi.

Dans la foulée des deux buts lyonnais, Thilo Kehrer a lui aussi envoyé des signaux inquiétants. Il faut dire que le PSG était privé de trois de ses titulaires indiscutables en défense : Thiago Silva, Marquinhos et Juan Bernat. L'animation lyonnaise n'a eu besoin que deux combinaisons simples entre 3 joueurs à une touche de balle pour annihiler l'arrière-garde parisienne. C'est clairement le gros bémol de la soirée pour les joueurs de Thomas Tuchel.

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► L'heure du baromètre avant la C1

En zone mixte, Leonardo a tenu à atténuer l'image fébrile donné par son équipe en deuxième période. "On a peur de qui nous ?", a-t-il insisté, à dix jours du déplacement à Dortmund pour le huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Le Brésilien retiendra sans doute en premier lieu la victoire obtenue contre un autre huitième de finaliste de C1. 4 buts ont été inscrits. Edinson Cavani a retrouvé le chemin des filets en L1 pour la première fois depuis le 18 août dernier. Et puis, le Borussia Dortmund, de son côté, a trébuché contre le Bayer Leverkusen ce week-end (4-3).

Paris a quoi qu'il en soit consolidé sa première place en championnat, avec 12 points d'avance sur l'Olympique de Marseille. C'est beaucoup moins reluisant pour l'OL. Et pour cause, les Gones (neuvièmes) comptent actuellement 16 points de retard sur l'OM. A 17 jours d'accueillir la Juventus Turin, l'équipe de Rudi Garcia n'affiche pas une grande confiance. Après un bon début d'année 2020, elle vient d'enchaîner trois matches sans victoire (dont 2 défaites) en une semaine et n'aura pas le droit à l'erreur contre l'OM en Coupe de France dès ce mercredi.