Ligue 1 : Bernard Caïazzo (Saint-Etienne) ne sait pas "si on va rejouer en 2020"

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Bernard Caïazzo

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Le président du conseil de surveillance de l'AS Saint-Etienne, Bernard Caïazzo a déclaré mardi "ne pas savoir si on va rejouer (au football) en 2020" et ne pas "vouloir faire de pari là-dessus". "Cela ne sert à rien de fixer des échéances. Même le meilleur scientifique du monde ne peut pas l'assurer", a-t-il ajouté dans un entretien mis en ligne mardi sur le site internet du quotidien régional "La Tribune-Le Progrès".

"Nous sommes donc obligés de faire un pilotage à vue. Je ne sais pas non plus si on rejouera en 2020 avec du public", a déclaré Bernard Caïazzo, le dirigeant de l'ASSE également président du syndicat des clubs de Ligue 1, Première Ligue.

A la question de savoir s'il serait prêt à disputer la finale de la coupe de France (contre le PSG) à huis clos comme Jean-Michel Aulas serait prêt à le faire pour la finale de la coupe de la Ligue (également face au PSG), il a répondu "ne pas s'occuper" du président de Lyon. "Des gens se sont exprimés. Personne n'a envie de jouer (à huis clos). Imaginons la finale de la coupe de la Ligue en 2013 (gagnée par Saint-Etienne) sans spectateur, ça fait froid dans le dos", a confié M. Caïazzo. "Un spectacle de sport sans public, c'est quelque chose de dévastateur. Le sport, c'est de l'émotion. Où sont les émotions, le plaisir s'il n'y a pas de communion avec le public", a-t-il interrogé.

"Les clubs de L1 et de L2 vont se sauver"

Au sujet du prêt de 224 millions d'euros garanti par l'Etat accord à la Ligue, Bernard Caïazzo a rappelé que "ces prêts seront à rembourser" mais il s'est dit "persuadé que tous les clubs de L1 et L2 vont se sauver" tout en estimant "que la promesse de l'Etat de soutenir la filière sport devrait nous permettre de limiter la casse en 2019-2020".

Enfin, le dirigeant stéphanois a également reconnu, comme plusieurs de ses pairs "qu'il faudrait revoir la gouvernance de la Ligue". "On ne peut pas avoir une gouvernance à deux têtes", a-t-il estimé.

AFP