Thomas Monconduit
Thomas Monconduit | FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Ligue 1 : Amiens pourra-t-il faire un nouveau miracle ?

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Suite de notre série sur les 20 clubs de Ligue 1 à l'aube de la saison 2018-2019. Improbable au début de la saison, le maintien d’Amiens en Ligue 1 s’est concrétisé au fur et à mesure de la saison. Treizièmes à six points de la première partie de tableau, les Amiénois ont surpassé toutes les espérances. Désormais, plus d’effet de surprise. Amiens pourra-t-il refaire le coup ?

On leur promettait l’enfer en arrivant en Ligue 1. On les condamnait d’entrée, à la lutte pour le maintien avec Troyes, Metz ou Dijon. Puis les sifflets moqueurs se sont tus. Étonnés d’abord pour la solidité des hommes du talisman Christophe Pélissier. Puis séduits par la combativité des coéquipiers de Thomas Monconduit.

Un an plus tard, plus personne ne prend Amiens de haut. Treizième improbable de l’exercice 2017-2018, Amiens ne fait plus rire personne. Pris au sérieux certes, mais désormais, plus d’effet de surprise. Le plus dur reste à venir : confirmer et rester dans l’élite.

"Je veux tordre le cou à cet adage qui dit que la deuxième année en Ligue 1 est toujours la plus difficile.”, anticipe Pélissier, qui a fait revaloriser son contrat jusqu'en 2019. “Ce que je sais, c'est que ce sera une année difficile avec une nouvelle fois le plus petit budget du championnat (36 millions). Il faudra encore faire un miracle".

Une ossature à restructurer

Un miracle encore plus compliqué que l’an dernier ? L’hypothèse est réelle au vu des départs conséquents du club picard : Gaël Kakuta, Harrison Manzala, Danilo Avelar et Serge Gakpé se sont envolés.

Les départs des deux premiers, plus gros temps de jeu de l'effectif, ont fragilisé l'édifice picard. Il faut désormais reconstruire, mais toujours dans la continuité, autour de l'excellent Régis Gurtner"C'était une volonté de ma part de garder le socle de l'effectif et du staff", rappelle l'entraîneur. Les piliers Dibassy, Adenon, Monconduit seront là, Gouano penche vers Anderlecht mais est toujours amiénois à l'heure actuelle. 

De quoi entrevoir une vraie sérénité à l'aube de sa deuxième saison dans l'élite. Reste qu'un champ est désolé : l'attaque. Orpheline de Kakuta, Gakpé donc, mais aussi N'Gosso ou Konaté, l'attaque fait grise mine et peine à convaincre.

Pourtant renforcés de quelques joueurs (l'attaquant Juan Ferney Otero, le milieu Eddy Gnahoré), Pélissier et son staff ne sont pas dupes : Amiens n’attire pas (encore ?) les foules. Avec une nouvelle fois le plus faible budget de Ligue 1, le club picard doit se positionner en embuscade pour réaliser des coups.

"Économiquement, on n'a pas d'autres choix que d'attendre la fin du mercato pour compléter l'équipe", martelait-il dès la reprise de l'entraînement. "On n'est pas souvent le premier choix des joueurs. On essaie d'avoir des joueurs qui ont l'envie de venir à Amiens.".

Il attend encore la venue d'au moins un latéral droit et de trois joueurs à vocation offensive. Mais la reprise face à Lyon le 11 août prochain approche à grands pas. Pour autant, pas de panique : l’an dernier, les Amiénois avaient commencé la saison avec 5 défaites lors des 7 premières journées.

Théo Gicquel @@theoogicquel