Ligue 1 - Amendement du Sénat pour reprendre la saison : "Il faut faire autrement", estime le sénateur Michel Forissier

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Auteur·e : Michel Goldstein
Le sénateur LR du Rhône, Michel Forissier
Le sénateur LR du Rhône, Michel Forissier | MAXPPP - PQR/LE PROGRES - JOEL PHILIPPON

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Comme son collègue François-Noël Buffet, Michel Forissier a fait partie des sénateurs à l'origine du dépôt de l'amendement ouvrant la possibilité d'une reprise de la Ligue 1 pour la saison 2019-2020. Juste avant que l'amendement ne soit rejeté par le Sénat, il s'est confié sur ses motivations.

Pourquoi avez-vous déposé un amendement pour une reprise du football professionnel ?
Michel Forssier : "Nous sommes dans une logique de déconfinement. Le gouvernement prend plein de mesures contradictoires. Le Puy du fou est ouvert contrairement à de nombreuses petites structures culturelles qui restent fermées. Sans prendre des risques inconsidérés, il faut apprendre à vivre avec le covid-19. Pourquoi ne pas reprendre des matchs à huis clos ? On veut redémarrer l'économie sportive et culturelle. On ne veut pas faire plaisir à Jean-Michel Aulas, même si on est Lyonnais. On ne va pas arrêter la France pendant un an !"

"De grâce, il faut faire autrement"

Avez-vous échangé avec Jean-Michel Aulas sur le sujet ?
MF : "Non. Ce n'est pas quelque chose qui est téléguidé par Jean-Michel Aulas. La dernière fois que nous nous sommes parlés, c'était au stade, il y a quelques mois déjà. Là, c'est l'initiative des sénateurs."

Pensez-vous que cela peut aboutir alors que la décision provient du Premier ministre ?
MF : "Nous lançons un appel aux gouvernement : de grâce, il faut faire autrement. Nous estimons que la décision a été prise sans assez de réflexion. Nous ne prenons pas parti, mais il faut que la France reparte !"

Le foot doit-il repartir ?
MF : "Oui ! Nous avons l'impression que la décision à été prise de manière hâtive et inconsidérée. Aujourd'hui, la décision ne serait pas la même."

Pensez-vous que Noël le Graët peut revenir en arrière ?
MF : "C'est à eux de prendre leurs responsabilités. On ne prend pas la décision à la place des acteurs. Nous rentrons dans une logique différente par rapport à la première décision."

"Je plaide pour la reprise"

Alors que l'Allemagne a repris et que l'Italie, l'Angleterre et l'Espagne y pensent, est-ce qu'un déséquilibre s'est formé en Europe ?
MF : "Oui, il y a un déséquilibre. Je respecte les personnes qui ont pris la décision en France, mais je plaide pour la reprise. On ne peut pas rester chez nous et attendre que ça se passe. Lors d'une crise, il faut passer à l'offensive ! Le président a évoqué la guerre, battons-nous avec des armes adaptées. Ce sont les gestes barrières, la distanciation… Adaptons ces gestes par secteur et remettons-nous au boulot !"

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Pensez-vous que tout est en place pour pouvoir inverser cette décision d'arrêter le football ?
M
F : "Oui si après examen du comité scientifique, il est possible de reprendre. Si on nous dit qu'il y a un danger de mort, il ne faut pas le faire. Mais on voudrait sortir de cette décision incohérente."

Une reprise du football serait importante économiquement ?
MF : "À la fois, économiquement et socialement. L'été arrive, si les activités ludiques ne sont pas ouvertes, cela va créer des troubles dans les quartiers populaires. On sait comment fonctionne la jeunesse, elle a besoin d'espace pour s'exprimer."

Michel Goldstein