Ligue 1 : Accord pour une baisse provisoire des salaires des joueurs

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Hemard
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En ligue 1, Uber Eats a remplacé Conforama pour la saison 2019-2020 | PASCAL PAVANI / AFP

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Les clubs français vont pouvoir respirer un peu : un accord global a été trouvé concernant une baisse provisoire des revenus de joueurs, portant sur la durée de la crise du Covid-19.

Au bord d'une crise économique majeure, le football français s'offre un peu d'oxygène. Ce mardi, un accord a été trouvé pour une baisse globale des salaires des joueurs des clubs de Ligue 1 et Ligue 2, tant que les championnats n'auront pas repris à cause de la crise sanitaire qui frappe le pays. Une bonne nouvelle pour les écuries françaises, déjà affaiblies par le non-paiement des droits TV par Canal+ et BeIN Sport.

Révélé par l'Equipe, l'accord aurait été trouvé ce mardi, et approuvé par le ministère de l'Economie et des Finances. Il ne manquerait plus que la validation par la LFP. Avant cela, le groupe de travail de la LFP sur le "dialogue social" s'est entendu sur un compromis qui instaure une baisse provisoire des revenus des joueurs. Menées par Jean-Pierre Caillot (président du Stade de Reims) et Philippe Piat (co-président de l'UNFP, syndicat des joueurs professionnels en France), les négociations ont abouti à cet accord. La baisse pourra atteindre jusqu'à 50% pour les plus gros salaires.

Cette réduction temporaire, qui s'ajoute aux économies déjà obtenues grâce au dispositif d'activité partielle mis en place par le gouvernement et activé par de nombreux clubs, sera calculée à partir d'un barème progressif, a-t-il encore développé, avec des tranches en fonction du niveau de salaire perçu. Les joueurs percevant moins de 10.000 euros dans le cadre de l'activité partielle, soit 70% de leur salaire mensuel brut, ne seront pas concernés par ce dispositif. Au-delà, quatre tranches seront mises en place: 20% de rémunération en moins en avril pour les joueurs gagnant entre 10.000 et 20.000 euros ; 30%, pour ceux entre 20.000 et 50.000 euros ; 40%, pour ceux entre 50.000 et 100.000 ; et enfin 50% en moins pour ceux percevant plus de 100.000 euros par mois.

Le joueur, seul décideur

Ce compromis intervient alors que la plupart des joueurs ont été placés en chômage partiel depuis le début du confinement, et que certains ont affirmé pouvoir se passer de leur salaire, à l'image de Valentin Rongier (OM) dans Tout le Sport.

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Toutefois, ces baisses de salaires ne seraient que provisoires. En effet, dès la fin de la saison 2019-2020, les joueurs toucheraient l'intégralité des sommes non perçues, toujours selon l'Equipe. De leur côté, les clubs ont obtenu du ministère de l'Economie et des Finances une exonération de charges. Dernière précision, sans doute la plus importante : la baisse de salaire reste à l'appréciation du joueur, qui doit donner son accord. En vertu du droit du travail, "on ne peut obliger personne à y adhérer", a reconnu le dirigeant de l'UNFP, précisant néanmoins qu'"une grande majorité n'ira pas à l'encontre" de cet accord.