Sochaux - Evian
Sochaux affronte Evian dans une finale pour le maintien en Ligue 1. | JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

L’heure du verdict en Ligue 1

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Du suspens à tous les étages lors de cette 38ème journée de Ligue 1. Pour conserver sa 3ème place, qualificative pour la prochaine Ligue des champions, Lille doit s’imposer à Lorient ce soir, sous peine de voir Saint-Etienne, hôte d’Ajaccio déjà en Ligue 2, lui passer devant. Lyon (à Nice) et Marseille (contre Guingamp) s’affrontent à distance pour une place en Ligue Europa. Alors que Sochaux reçoit Evian-TG, avec le maintien en jeu pour les deux équipes.

  • Lille veut-il vraiment cette troisième place ?

Lille veut-il vraiment cette troisième place ?

En cas de défaite à Lorient et de victoire des Verts contre Ajaccio, Lille perdrait sa 3ème place. Comme en 2010, sur la pelouse de… Lorient. Le LOSC avait subi une défaite cruelle (1-2) dont avait profité Auxerre pour monter sur le podium. Le Moustoir, terre maudite pour les Lillois ?  "Ce ne sera pas la fin du monde, tempère René Girard, le coach nordiste. Il ne faut pas oublier que la troisième place ne nous qualifie pas directement pour la Ligue des champions. Même si on va tout faire pour la décrocher." Dans le top 3 depuis la 9ème journée, Lille pourrait en sortir au plus mauvais moment. Surtout que le LOSC comptait sept points d’avance sur les Verts au soir de la 35ème journée. Le calendrier posera problème selon l’ancien entraîneur de Montpellier, entre les deux tours préliminaires, le retour tardif des mondialistes et la Coupe d’Afrique des Nations en 2015. Mais Girard ne s’éternise pas sur ces éventuels soucis. "Finir quatrième serait une déception mais pas un échec, analyse t-il. Il ne faut pas oublier qu’on n’était pas programmé pour être là."

Christophe Galtier, le coach stéphanois, n’attend qu’un faux-pas des Dogues pour en profiter. "La déception viendrait si Lille ne pouvait pas réussir le résultat escompté à Lorient et que nous, nous ne puissions pas battre Ajaccio, déclare Galtier. Ce ne serait plus une déception, ce serait un échec. La priorité est donc de battre Ajaccio. C’est la condition la plus importante et donc je dois être concentré sur notre équipe, notre jeu et comment faire pour les battre. Si on pense que ça va être facile, on va droit dans un mur et, à ce moment-là, on peut avoir cette grosse déception."

  • L’OM et l’OL pour une place d’honneur

L’OM et l’OL pour une place d’honneur

Et si Claude Puel, l’ancien entraîneur lyonnais (2008-2011), jouait un mauvais tour à son ancien club ? Un nul ou une défaite à Nice, combinée à une victoire marseillaise au stade Vélodrome contre Guingamp, et les Gones ne verraient pas l’Europe. Pour la première fois depuis 15 ans ! Une défaite sur la Canebière (2-4) il y a deux semaines, puis contre Lorient (0-1) le week-end dernier ont relancé cette course à la Ligue Europa. "Il ne faut pas dramatiser, souligne Rémi Garde, le futur ex-entraîneur de Lyon. Manchester United et l’ AC Milan ne disputeront pas non plus de Coupe d’Europe la saison prochaine. Ils restent néanmoins des clubs respectés qui vont rebondir." La dynamique est différente côté marseillais (sept matchs sans défaite). Une huitième d’affilée et un cadeau du voisin niçois lanceraient bien la nouvelle ère Bielsa.

  • Sochaux-Evian, une finale pour le maintien

Sochaux-Evian, une finale pour le maintien

"Nous sommes adversaires le temps d’un match. Lui a décidé d’être adversaire avec moi plus longtemps que le temps d’un match." Pascal Dupraz, l’entraîneur haut-savoyard, n’apprécie guère les méthodes de son homologue sochalien. "De toute façon, il se plaint avec tout le monde, rétorque Hervé Renard. Il a un revolver dans la poche. Dès que quelqu’un dit un mot, il dégaine. Même si on a des origines similaires, on n’est pas du tout amis." La poignée de main promet d’être glaciale avant la rencontre. Une inimitié qui ne doit pas faire oublier l’enjeu de cette rencontre. Sochaux doit absolument battre Evian pour se maintenir. Et envoyer son rival en Ligue 2, par la même occasion. Relégables depuis la 3ème journée, le maintien serait un miracle pour le club doubiste. Avant l’arrivée de Renard, Sochaux comptait cinq points en neuf rencontres. Depuis, le club doyen (65 saisons de présence en Ligue 1) a engrangé 35 points en 28 journées. Suffisant pour rester en vie. L’ancien sélectionneur de la Zambie (2008-2010 et 2011-2013) aura bien la finale qu’il annonce depuis des mois.

Adrien Debargue