equipe du psg 2012-2013
De gauche à droit en haut: Nicolas Douchez, Mathieu Bodmer, Nenê, Javier Pastore, Alex, Zlatan Ibrahimovic En bas: Christophe Jallet, Mamadou Sakho, Ezequiel Lavezzi, Maxwell, Adrien Rabiot | AFP-KOVARIK

L'ère du PSG va commencer

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Certains se disent sûrement que le foot et la Ligue 1 sont déjà de retour avec un brin de lassitude. Mais cette saison pourrait bien marquer une nouvelle ère, avec la domination attendue du richissime Paris-Saint-Germain. La saison 2012-2013 débute officiellement ce vendredi soir avec Montpellier-Toulouse.

Jusqu'ici, tout le monde se trouve à égalité à l'exception d'Ajaccio, a qui l'on a retiré d'emblée deux points à la suite des incidents face à Lyon en mai dernier. Observez bien ce classement, car si l'on regarde simplement le banc des remplaçants du club de la capitale, il semble difficile pour les 19 autres équipes de pouvoir tirer son épingle du jeu. Ibrahimovic à Paris, cette idée aurait sûrement fait pouffer de rire même les plus ardents supporteurs du PSG il y a encore deux ans. Seulement voilà, les investisseurs qataris n'y sont pas allés de main morte en matière de transferts, tuant littéralement la concurrence avant-même le tout premier coup de sifflet de cette saison 2012-2013.

Sur le papier, aucun club de l'hexagone ne peut lutter, mais comme on l'a déjà vu la saison dernière, rient n'est heureusement jamais acquis dans le sport. D'autres équipes pourront compter sur des joueurs talentueux tels que Lisandro à Lyon ou Salomon Kalou qui va découvrir la L1 avec Lille.

Montpellier vise la C1

Champion en titre, Montpellier a certes perdu Olivier Giroud, mais n'a pas joué les petits bras dans son recrutement en conservant ses autres éléments clés, ce qui laisse présager d'un nouveau joli parcours. "Ce titre doit décupler nos forces", affirme ainsi René Girard qui a pour objectif de se qualifier pour la Ligue des Champions. La défaite aux tirs au but face à Lyon dans le Trophée des Champions ne devrait pas entamer le moral des Héraultais qui ont bénéficié d'un budget en hausse de 50% par rapport à l'an passé, atteignant 60 millions d'euros. Et l'attaquant argentin Emanuel Herrera a semble-t-il le potentiel pour faire oublier le départ de Giroud.

Egalement gourmand sur le marché des transferts, Lille a également perdu son joueur vedette, Eden Hazard. Mais les 40 millions reçus de la part de Chelsea ont permis de faire venir Marvin Martin et l'Ivoirien Salomon Kalou. Le Losc se prépare d'ores et déjà à des matchs primordiaux avec le tour préliminaire de la Ligue des Champions.

De Ligue des Champions, il ne sera pas question à Lyon. Privé de cette manne financière pour la première fois depuis 200-2001, le club de Jean-Michel Aulas entend bien se relancer avec son budget certes aminci, mais toujours aussi conséquent avec 140 millions d'euros, soit plus du double de celui de Montpellier.

Des clubs en reconstruction

D'autres anciens participants à la prestigieuse coupe européenne auront vraisemblablement plus de mal à se montrer ambitieux, à l'image de l'Olympique de Marseille. Elie Baup -qui succède à Didier Deschamps- a du pain sur la planche, et doit se préparer à de belles pressions en interne. Le meilleur coach de France lors de la saison 1999 (avec Bordeaux) a déjà indiqué qu'il n'avait "pas un effectif pour jouer les quatre compétitions" (Europa League, Coupe de France, Coupe de la Ligue et L1). La dixième place de l'an passé a bien du mal à passer du côté des supporteurs, mais avec des possibles départs de joueurs cadres tels que Rémy, Mbia ou encore Diarra, associés à la volonté des dirigeants de réduire le budget, la mission de Baup s'annonce compliquée.

D'autres clubs pourraient en revanche s'appuyer sur leurs performances de 2011-2012, tels que Bordeaux et rennes qui ont fait le pari sur la continuité, et Saint-Etienne qui entend bien progresser encore au classement après deux années dans le top 10. Ces clubs se présentent en outsiders, avec un appétit particulièrement aiguisé pour les places européennes.

Objectif maintien

Derrière, Evian qui n'a évidemment pas le même palmarès que l'ASSE aimerait bien capitaliser. Le club qui évoluait il y a trois ans en National veut s'inscrire dans la durée, sans brûler les étapes. "Si on finit mieux que la 15e place, ce sera un grand succès mais si on finit entre la 15e place on sera content car on sera maintenu", a ainsi affirmé le président de l'ETG, Patrick Trotignon.

Le titre étant presque promis au PSG, la bataille pour le maintien devrait être bien plus indécise. Sauvés in extremis, Lorient, Ajaccio, Brest, mais aussi Sochaux et Nice, savent qu'ils ne peuvent pas éternellement jouer avec le feu. Chaque point aura son importance, et l'occasion leur est donnée dès cette première journée de L1 qui débute vendredi, avec Montpellier-Toulouse.

Romain Bonte