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Leonardo | AFP - GIUSEPPE CACACE

Leonardo: "Pas parlé contrat avec Beckham"

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C'est le feuilleton qui agite la capitale depuis plusieurs semaines, mais il n'a pas encore connu son épilogue. Invité sur RMC, Leonardo, le directeur sportif du PSG, a reconnu avoir "ouvert la porte pour parler" avec David Beckham. Mais "on n'est pas arrivé à la dernière chose", c'est-à-dire au "contrat". Sa finale du championnat américain disputée, l'Anglais "va décider de sa vie", selon le Brésilien, qui a réaffirmé son soutien à Antoine Kombouaré.

"Quand on parle de Beckham, on parle de quelque chose de grand." Leonardo, le directeur sportif du PSG, n'a pas caché les liens qui l'unissent au milieu de terrain anglais, qui évolue aux Los Angeles Galaxy. Invité sur RMC pendant une heure, il a eu le temps de placer son action dans le temps, en précisant certains dossiers "chauds", comme l'est celui menant David Beckham au PSG. "J'ai des rapports avec lui. Je connais son histoire, ses prêts au Milan, ses retours à Los Angeles. Mais là, son contrat est fini. Il va décider de sa vie." Sa venue à Paris ? "Cela dépend de beaucoup de choses. Mais je crois qu'il peut apporter sur le terrain, qu'il peut apporter son expérience, qu'il peut apporter par la personne qu'il est. Mais cela ne veut pas dire que cela va se faire. Il n'y a pas de logique en football. Si un joueur comme lui pense au PSG, je pense que c'est bien. On a ouvert la porte pour parler avec lui. Mais on n'est pas arrivé à la dernière chose", c'est-à-dire évoquer le "contrat".

Kombouaré confirmé

Autre sujet redondant dans l'actualité du Paris-Saint-Germain: Antoine Kombouaré. Face aux rumeurs de départ en cas de défaite, le Brésilien a affirmé que quelque soit le résultat à Marseille, ce week-end dans le Clasico, son technicien serait encore aux manettes. "Il a pris une situation très difficile avec le changement de propriétaire. On a choisi de le faire rester." Et la première place en Ligue 1 le satisfait. "On pense désormais à être champion car on est premier. Mais notre objectif, c'est de se qualifier pour la Ligue des Champions. Quand on est premier, on ne se cache plus, on cherche à être champion", dit-il. Même si le but à moyen terme est bien plus élevé: "On veut être en compétition avec des clubs comme Barcelone, Manchester, le Real, la Juventus, l'Inter, le Milan. Mais eux ont des budgets qui peuvent atteindre les 400 millions d'euros. On va chercher à arriver là. On rêve d'arriver là. Et on a choisi de le faire rester pour ça, mais après, on va vivre." Et la vie n'est pas un long fleuve tranquille, surtout dans le milieu du ballon rond.

A l'approche du mercato d'hiver, après les 80 millions d'euros dépensés en quelques semaines cet été par les Qataris, le PSG est très attendu. Leonardo, afin d'éviter également la surenchère des clubs vendeurs, n'ouvre pas en grand les cordons de la bourse. "Tout a une limite", lance-t-il au sujet des investissements des actionnaires. "Paris a le potentiel pour devenir grand. On veut créer quelque chose pour que le PSG reste dans les meilleures équipes, et éviter que lors d'une mauvaise période, il descende en 16e place." Mais actuellement, il juge "impossible de prendre des joueurs en Angleterre, pratiquement impossible en Espagne, mais l'Italie est en difficultés. C'est pour ça qu'on a pu y faire des recrutements". Affirmant à plusieurs reprises qu'il n'est pas l'homme fort du club - "si le PSG c'est moi, on est trop petit" -, il estime "important de créer un réseau", pour être en situation d'attirer tous les grands joueurs, et de conserver l'effectif actuel, comme Erding, pour qui "l'idée est de le faire rester".