Hatem Ben Arfa
Les chances s'amenuisent pour Hatem Ben Arfa de porter ce maillot N.4 de l'OGCN | AFP - VALERY HACHE

Le ton monte entre l'OGCN et la LFP autour du cas Ben Arfa

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Claude Puel et Jean-Pierre Rivière n'ont pas apprécié les propos tenus par André Soulier, président de la commission juridique de la Ligue, en charge d'examiner le contrat de Hatem Ben Arfa. "En tant que président de la commission juridique appelée à traiter ce dossier, il est tenu à un devoir de réserve et de retenue, il a eu des déclarations s'apparentant à un règlement de compte personnel", a déclaré l'entraîneur. Soulier avait notamment ironisé sur l'absence du joueur, "sans doute parce qu'il n'y avait pas de caméras".

Après avoir renvoyé la balle à la Fifa pour trancher sur l'imbroglio  juridique du dossier (savoir si Ben Arfa, recruté par Nice, a joué déjà  officiellement auparavant pour deux clubs cette saison, limite à ne pas  dépasser), Soulier avait ironisé sur l'absence d'"HBA" à l'audience de la LFP  mardi matin, "sans doute parce qu'il n'y avait pas de caméras". Soulier avait par ailleurs estimé que Ben Arfa avait "les moyens de  subvenir à ses besoins pendant cette période de chômage". "Si la réponse de la  Fifa est négative, il n'a plus qu'à attendre quelques mois. Et très  franchement, il a un contrat. Je voudrais que tous les chômeurs français aient  un contrat en poche", avait ajouté le responsable juridique de la Ligue, avant  de faire une comparaison sur sa génération contrainte de faire la guerre  d'Algérie.

"J'ai été interloqué et choqué par ces propos", a confié Puel. "Alors qu'en  tant que président de la commission juridique appelée à traiter ce dossier, il  est tenu à un devoir de réserve et de retenue, il a eu des déclarations  s'apparentant à un règlement de compte personnel", a encore dénoncé  l'entraîneur. Le président de l'OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, s'est montré tout aussi  abasourdi par cette sortie médiatique "particulièrement déplacée et hors  sujet". "Les dés étaient pipés dès le début, ça confirme ce que l'on pensait.  Je ne m'explique pas de tels propos", a protesté le dirigeant niçois. "Je ne vais pas aller jusqu'à parler d'un délit de sale gueule, ni faire le  Calimero. La commission juridique n'a pas à juger Hatem Ben Arfa sur son compte  bancaire, sur sa vie ou son passé", a insisté Rivère.

Un nouveau document de la Fédération anglaise ?​

Président du syndicat international des footballeurs professionnels (FIFPro), Philippe Piat a participé au mécontentement niçois: "Faut-il  lire entre les lignes et croire qu'André Soulier ait parlé en tant que  supporter déclaré de l'OL - un des anciens clubs d'Hatem Ben Arfa -, oubliant  au passage le devoir de réserve et de retenue qui sied à sa fonction, pour se  lancer dans ce qui s'apparente fortement à un règlement de compte personnel?", a-t-il écrit dans un communiqué. Il juge les propos "choquants et malvenus", et rappelle: "C'est le droit, et le droit seul, qui dira si Hatem peut ou ne peut pas  jouer pour les Aiglons, cette saison. C'est à la Fifa, désormais, de se  prononcer", conclut Piat.

A​près avoir signalé que des "clubs étrangers étaient déjà en attente pour  récupérer éventuellement le joueur", le patron de l'OGCN s'est cependant  déclaré "optimiste, car dans (son) bon droit", pour la qualification de Ben  Arfa, désormais en attente d'une décision et non plus d'un avis consultatif de  la Fifa. Un nouveau courrier moins ambigu de la Fédération anglaise (FA) est  également attendu, selon Nice, pour clarifier la question du match joué en août  2014 avec les moins de 21 ans de Newcastle par le milieu offensif  international. Cette rencontre considérée comme officielle par la Fifa dans son  premier avis, ne l'est pas au yeux de la FA. Comme il a joué ensuite avec Hull  (où l'avait prêté Newcastle), le coeur de l'imbroglio juridique est là, car un  joueur ne peut évoluer au maximum que pour deux formations dans une saison,  selon les règlements de la Fifa.

AFP