Alain Casanova

Ligue 1 : Le TFC d’attaque avec Alain Casanova ?

Publié le , modifié le

Sauvés in-extremis en fin de saison dernière, les Toulousains veulent faire du neuf… avec du vieux. Alain Casanova a été rappelé pour diriger une équipe qui devra retrouver le chemin des filets pour espérer ne pas connaître à nouveau les mêmes difficultés. C'est le troisième épisode de notre série sur les clubs de Ligue 1 qui reprend ce vendredi.

Tourner la page d’une saison chaotique, miraculeusement conclue avec un maintien en Ligue 1 après un barrage de relégation remporté dans un contexte rocambolesque. Toulouse veut en finir avec la galère et ces quatre dernières saisons où les Haut-Garonnais ont terminé une fois 13e, deux fois 17e, et donc 18e en mai dernier, et changé d’entraîneur trois fois en cours de saison. Alors, pour repartir de l’avant, les Violets se sont tournés… vers celui qui a été limogé, faute de résultats, le 16 mars 2015. Le début de la (presque) fin pour le TFC.

Au bon souvenir de Gignac et Ben Yedder

Trois ans après, Alain Casanova a donc été rappelé par la maison violette pour redresser la barre d’un navire qui court à sa perte. "L’historique parle de lui-même. Il a eu la plus grande régularité en termes de résultats. Il a fait jouer le plus de jeunes. On a eu des choses très intéressantes jusqu’à la dernière saison. C’est un technicien qui connaît parfaitement le club. Au regard de ce qui était possible, c’était de loin la plus belle des solutions », justifiait Olivier Sadran lors de la présentation du nouveau coach le 25 juin dernier.

Difficile en effet de donner tort au président toulousain : lors de ses six saisons complètes avec Toulouse, Casanova n’a jamais terminé dans la deuxième partie du classement, s’offrant même une 4e place en 2008-2009 synonyme de barrage de Ligue Europa. Il hissera même le club jusqu’en poules. Si sa dernière saison est venue noircir son bilan (18e au moment d’être remplacé par Dominique Arribagé), le passage de l’entraîneur a notamment permis l’éclosion d’André-Pierre Gignac (2008-2009) ou encore Wissam Ben Yedder (2012-2013).

Toulouse s'est incliné contre Nîmes en match amical (4-3).
Toulouse s'est incliné contre Nîmes en match amical (4-3). © PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP

L'éclosion d'Iseka ?

Trouver une nouvelle pépite à la pointe de son attaque sera l’un des défis de l’entraîneur de 56 ans. Car depuis le départ du Franco-Tunisien, les Toulousains ont perdu en efficacité. Avec Ben Yedder (2012-2016), Toulouse plantait en moyenne 46 buts. Depuis son envol pour Séville, le chiffre est tombé à 37, faisant du TFC la 5e puis 4e plus mauvaise attaque du championnat. Pire, le meilleur buteur violet la saison dernière était… le milieu offensif Max-Alain Gradel (8 buts).

Alors, le chantier de Casanova s’annonce crucial. Pour pallier le prêt d’un Andy Delort peu convaincant depuis son arrivée sur les bords de la Garonne (10 buts en deux saisons), Toulouse s’est offert les services d’Aaron Leya Iseka, le petit frère de Michy Batshuayi. Le Belge s’est déjà illustré sous ses nouvelles couleurs en claquant un doublé contre Nîmes (défaite 4-3).  Mais il faudra confirmer dès le 10 août à Marseille, un club dans lequel il n'a pas laissé une trace indélibile lors de son passage (8 matches, 0 buts). Mais après ses 6 réalisations l'an passé avec Zulte Waregem (24 matches), il pourrait se révéler sous la houlette de Casanova, à l'instar de Gignac (23 ans à l'époque) et Ben Yedder (22 ans).

Lors l’occasion de la conférence de presse de rentrée, Olivier Sadran annonçait que le club était « à la recherche de deux attaquants. » Après la signature du joueur formé à Anderlecht, le TFC pourrait donc voir arriver un nouvel attaquant d’ici au 31 août. Il faudra au moins ça aux violets pour s’éviter une nouvelle saison galère.

Maxime Gil @gil_maxime_34