Le PSG
Carlo Ancelotti, contraint au changement entre Hoarau et Alex pour compenser l'expulsion de Sakho à Montpellier | AFP - BORIS HORVAT

Le PSG voit rouge

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Une semaine après l'expulsion d'Ibrahimovic face à Saint-Etienne, Mamadou Sakho a subi le même sort à Montpellier. Un carton rouge qui a fait monter la température dans les vestiaires parisiens: "Je veux avoir plus de respect. Stop, c'est le moment de dire stop. Il y a un problème, je ne pense pas que nous sommes une équipe agressive", a lancé Carlo Ancelotti. "Avec nous, dès qu'il y a un doute, on sort le rouge" s'est emporté Leonardo, le directeur sportif du club.

Plus gros budget de France, grand favori pour le titre de champion, le Paris-Saint-Germain serait-il victime de son statut ? Carlo Ancelotti et Leonardo le croient. A la suite de l'expulsion de Mamadou Sakho à Montpellier, le coach italien a exigé "plus de respect" envers son équipe: "Stop, c'est le moment de dire stop. Il y a un problème, je ne pense pas que nous sommes une équipe agressive. Nous sommes une équipe qui respecte l'adversaire, nous respectons tout le monde mais nous devons avoir le même respect. Sur ce match, nous n'avons pas eu le respect nécessaire." Et de préciser sa charge à l'encontre de Clément Turpin, qui officiait à Montpellier: "Avec cet arbitre nous avons pris trois cartons rouges".

Cette charge a été relayée par Leonardo, le directeur sportif du club parisien. "Ce n'est pas possible d'être content, je n'aime pas parler d'arbitre mais aujourd'hui c'est impossible de ne pas en parler. (...) C'est une décision qui a déterminé tout le match. On dit tout le temps que les joueurs, les clubs doivent être professionnels. Mais les arbitres aussi, et aujourd'hui, ils ne le sont pas. Je n'ai rien contre lui, il a trente ans, il est jeune. (...) Mais je suis inquiet: avec nous, dès qu'il y a un doute, on sort le rouge." Et de poursuivre: "J'ai peur qu'avec nous tout le monde regarde tout, tout le monde étudie tout, et contre nous il y a trop de détails qui jouent. Ce n'est pas bien, on n'est pas content, c'est un match complètement déterminé par ça. Après on a même risqué de gagner, parce qu'on a contrôlé le match à dix. Je ne suis pas contre l'arbitrage, je crois seulement qu'on doit bien réfléchir aux choses. Je ne sais pas comment ça se passe avec les arbitres, s'ils sont professionnels, s'ils ont des contrats, s'ils sont indépendants, s'ils se préparent pendant la semaine, s'ils regardent les matches, si quelqu'un contrôle, je ne sais pas. Mais il me semble qu'il n'y a pas trop de préparation."

Ces deux sorties médiatiques devraient valoir aux deux hommes forts parisiens une convocation devant la commission de discipline. Et certainement une sanction, comme tant d'autres avant eux. Et leur sentiment de persécution ne devrait alors que s'amplifier.