Al-Khelaïfi et Blanc PSG
Le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et l'entraîneur Laurent Blanc | AFP - FRANCK FIFE

Le PSG, vogue la galère

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La démission de Leonardo est le dernier coup dur qui frappe le PSG. Un club qui depuis son titre de champion accumule les désagréments et les désaveux. Et ce n’est peut-être pas fini.

Près de deux ans jour pour jour après son arrivée, Leonardo a claqué la porte du PSG. Et Nasser Al-Khelaïfi n’a pas fait des pieds et des mains pour le retenir. Plusieurs mois auparavant, dans la même situation face à un Carlo Ancelotti désirant voir si le banc du Real Madrid était plus accueillant, le président du PSG s’était montré plus ferme. Il se retrouve désormais seul à la barre du PSG, avec un entraîneur, Laurent Blanc, qui n’est qu’un choix par défaut. En deux mois, le PSG est passé d’un titre de champion de France obtenu sur la pelouse de Lyon, à un club qui a vu ressurgir le fantôme des problèmes liés à ses supporters lors de la célébration du titre au Trocadéro, qui a perdu son entraîneur, maintenant son directeur sportif et où les stars ne veulent plus rester. Thiago Silva le premier.

Et maintenant qui dirige ?

"Le Paris SG a pris connaissance de la décision de Leonardo de quitter ses  fonctions de directeur sportif du club à la fin de la période des transferts". Le communiqué du PSG est clair, Leonardo est toujours en poste, jusqu’au 2 septembre. Et toujours en charge du mercato Le dossier Edison Cavani est pratiquement bouclé et la venue du buteur uruguayen ne devrait pas être remise en cause. Mais les prochaines arrivées elles sont plus aléatoires. Comment convaincre un joueur de rejoindre un projet qu’on s’apprête à quitter ? C’est l’équation que Leonardo et le PSG vont devoir résoudre dans les prochaines semaines quand les négociations avec de potentielles recrues auront débuté. Le flou qui a entouré le PSG durant l’épisode Ancelotti est de retour. Pire, selon des sources proches du dossier, il apparaît que Nasser  Al-Khelaïfi avait lui-même bouclé les négociations avec Blanc, lassé des échecs répétés de "Leo" sur ce dossier. Quand l'ancien sélectionneur de la France s'est mis d'accord avec le PSG, Leonardo était d'ailleurs au Brésil, en pleine Coupe des Confédérations. Lors de la présentation de Blanc à la presse, le président du Al-Khelaïfi  était assis à côté de l'entraîneur sur l'estrade alors que, bizarrement, Leonardo était assis au premier rang dans la salle, ce qui avait fait beaucoup parler. En privé, toujours selon des sources proches du dossier, Leonardo avait dit "en avoir (sa) claque". Nasser Al-Khelaïfi, le président et Jean-Claude Blanc, le directeur délégué vont devoir entourer un Laurent Blanc qui va devoir encaisser seul la pression.

Un départ suivi d’autres?

A la base du projet, Leonardo avait fait venir sur son nom Javier Pastore, Carlo Ancelotti, Thiago Silva, Zlatan Ibrahimovic, David Beckham et tous les autres. Son départ jette le trouble dans un vestiaire qu’il a construit de toutes pièces. Et à l’heure où Monaco a sorti l’artillerie lourde, le PSG pourrait perdre très gros cet été. En premier lieu, Thiago Silva qui serait tombé d’accord avec le Barca selon les médias catalans. Des grands joueurs d'envergure mondiale vont-ils regarder du même  oeil un club qui a perdu en aura internationale avec les départs d'Ancelotti, Leonardo et Thiago Silva, le « meilleur défenseur du monde » que Nasser ne veux pas vendre « même contre tout l’or du monde »? Car, dans le même temps, Laurent Blanc dit vouloir avant tout "parler français" dans un vestiaire où l'italien dominait jusqu'ici. Si le défenseur brésilien venait à plier bagage pour la Catalogne, Zlatan Ibrahimovic pourrait lui emboiter le pas. L’héritage Leonardo pourrait alors se dilapider.