Cavani, Pastore, PSG
Javier Pastore, passeur décisif, et Edinson Cavani, buteur, ont été les deux principaux éléments offensifs du PSG | MARTIN BUREAU / AFP

Le PSG s'ouvre la voie royale

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En s'imposant tranquillement face à Metz (3-1), mardi, en match en retard de la 32e journée, le PSG s'est emparé des commandes de la Ligue 1, avec trois points d'avance sur Lyon. Sérieux en première période pour asseoir leur domination en marquant par Verratti puis par Cavani, les Parisiens sont ensuite tombés, face à des Messins limités mais courageux, dans un excès de facilité et se sont longtemps fourvoyés avant de retrouver le chemin des filets par Van Der Wiel pour assurer un succès très important dans la course au titre.

L’occasion était belle. Le Paris-SG ne l’a pas manquée. Porté par un Javier Pastore triple  passeur décisif, il s'est rapproché de son troisième titre de champion de France consécutif après sa victoire contre Metz (3-1). A quatre journées de la fin, le club de la capitale compte désormais 71 points, soit trois d'avance sur son dauphin Lyon. L'équation est à présent très simple pour le PSG: s'il remporte ses quatre derniers matches, contre Nantes, Guingamp, Montpellier et Reims, il sera sacré. Et il pourra ensuite tenter de réaliser un triplé inédit sur le  plan national, avec la finale de la Coupe de France, programmée le 30 mai, contre Auxerre (L2). De quoi rendre spéciale et finalement très belle une saison qu'il espérait  au départ grandiose, en étendant son hégémonie domestique à l'échelle du  continent. Mais c'était sans compter sur le grand Barça de Messi, Neymar et  Suarez, encore bien supérieur pour ce PSG là en quart de finale de la Ligue des  champions (3-1, 2-0).

Paris n'a pas dans ses rangs le trio MSN pour lui donner des raisons de "rêver plus grand", mais il possède en Javier Pastore un artiste enfin épanoui et en Marco Verratti un joueur fuoriclasse, comme il en existe peu dans sa  tranche d'âge (22 ans). Son ouverture du score, d'un tir ajusté dans le petit filet, confinant à une insolente facilité dans son exécution, après un premier caviar de Pastore, a mis Paris sur les bons rails après vingt-cinq minutes durant lesquelles il avait  ronronné son football. A présent qu'il se met à marquer des buts - son troisième toutes compétitions confondues cette saison -, "l'agitateur de talent" italien prend une dimension telle qu'il  devient une des idoles du Parc des Princes.

Verratti et Cavani ovationnés par le Parc

Comme le nom de Verratti, celui de Cavani a également été scandé par les supporters parisiens. Il faut dire que son but du 2 à 0, son 12e en championnat, a été beau à voir. Après une nouvelle passe décisive de Pastore (9 au compteur en L1),  l'Uruguayen a mis de la glue sur sa chaussure pour emmener le ballon avec lui et tromper Mfa sorti à sa rencontre (42e). A nouveau placé dans l'axe de l'attaque, en l'absence de Zlatan  Ibrahimovic, qui purgeait le dernier de ses trois matches de suspension pour ses fameux propos injurieux, "El Matador" a en revanche manqué un autre duel avec le portier messin (59e). Ce qui aurait pu porter préjudice au PSG, alors que Metz venait de réduire la marque six minutes auparavant par Maïga, auteur d'une belle tête après un  centre enroulé de Sarr, plus puissant que David Luiz sur son débordement.

Mais à défaut de tuer le match par ses attaquants, alors que les jambes étaient légitimement bien lourdes, pour son 8e match en 23 jours dans son marathon d'avril, c'est par un but du latéral droit Van Der Wiel que Paris a assis son succès (78e). Le Néerlandais, déjà buteur chanceux contre le Barça il y a deux semaines, a cette fois vu son tir victorieux insuffisamment freiné par Mfa. La passe décisive de Pastore, quant à elle, a bien été limpide et voilà l'Argentin deuxième meilleur de L1 à cet exercice avec dix offrandes, trois de moins que  le Marseillais Dimitri Payet. Avec Pastore, Verratti et dès dimanche Ibrahimovic contre Nantes, Paris peut attaquer sa dernière ligne droite sereinement.

Christian Grégoire