La joie de Cavani et de Marquinhos PSG 2017
La joie de Cavani et de Marquinhos | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Le PSG ridiculise l'OM au Vélodrome

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La soirée a été éprouvante pour l'Olympique de Marseille qui s'est incliné 1-5 au Vélodrome, ce dimanche, à l'occasion du Clasico face au PSG. Une attaque désorganisée et un secteur défensif en panne sèche ont permis aux Parisiens d'exprimer tout leur talent, notamment au centre. Marquinhos, Edison Cavani, Lucas, Julian Draxler et Blaise Matuidi ont été les principaux bourreaux des Marseillais. Des Marseillais qui ont évité le naufrage total grâce à une réalisation de Rod Fanni.

Frank McCourt, à quelques heures de son premier Clasico face au PSG affirmait vouloir ramener l'OM au sommet du football français et européen. Pour le nouveau patron des Olympiens, cela aurait pu commencer par une belle victoire à domicile dès ce dimanche soir. Mais voilà, le PSG en a décidé autrement. Au grand dam d’une partie des 65.252 spectateurs venus au vélodrome pour assister à la rencontre (ndlr : un record d’affluence dans l’antre marseillaise).

L’envie versus le talent

Les locaux se sont pourtant mis à la tâche avec beaucoup d’ardeur et d’envie, se montrant très joueurs dès les premières secondes. Malheureusement, la différence de niveau entre les deux formations s’est vite fait sentir. Les troupes d’Unai Emery n’ont eu besoin que de six petites minutes pour ouvrir la marque. Sur un coup de pied arrêté de Marco Verrati, Thiago Silva a centré pour Marquinhos qui a brillamment conclu l’action d’une puissante tête (0-1 à la 6e).

Si Dimitri Payet a eu l’occasion d’égaliser quelques minutes plus tard, sa frappe est passée à quelques centimètres des cages de Kevin Trapp. Touchée psychologiquement, l’OM a laissé trop d’espaces et le PSG s’y est engouffré avec talent. A l’image du but du 2-0 sur lequel Verratti a centré pour Pastore avant que Cavani ne finisse le travail d’une jolie pichenette (0-2 à la 16e). Les chants ont alors laissé la place à de copieux sifflets de la part des supporters phocéens.

La correction continue …

Sans surprise, la démonstration parisienne s’est poursuivie. Lucas a apporté sa pierre à l’édifice en inscrivant un but du pied droit à l’issue d’un beau mouvement collectif qui a littéralement scotché la défense marseillaise (0-3 à la 49e). Fraîchement entré en jeu, Julian Draxler, bien servi devant la surface par Muenier, a encore aggravé la marque (0-4 à la 60e). A ce stade de la rencontre, certains supporters marseillais ont commencé à quitter le Vélodrome, dépités par le scénario dramatique de cette soirée.

… mais l’OM n’est pas Fanni

Ces derniers pourront regretter de ne pas avoir assisté au seul but marseillais de la soirée, signé Rod Fanni. D’une reprise de volée, le défenseur phocéen a redonné un peu de baume au cœur à son équipe (1-4 à la 70e). Malheureusement, la joie – toute relative vu l’ampleur du score - a été de courte durée puisque Blaise Matuidi a encore enfoncé le clou (que dis-je, le pieu !) d’un tir du gauche (1-5 à la 72e).

L’hémorragie s’est poursuivie dans les travées du Vélodrome face à une telle débandade. Mais qu’on se le dise, avec quatre occasions franches manquées par Cavani (23e, 35e, 40e et 68e), un but de Silva refusé pour hors-jeu de Cavani (36e) et deux frappes de Kurzawa (54e) et Matuidi (60e) interceptée par Pelé, l’addition aurait pu être bien plus salée pour les Marseillais qui n’ont cadré que deux tirs et ont fait bien pâle figure en défense, à l’image d'un Patrice Evra transparent.

Cette édition du Clasico restera dans les annales puisque les Parisiens ont infligé leur plus lourde défaite aux hommes de Rudi Garcia. Au classement, le PSG recolle à trois points du leader Monaco, et devance même à la 2e place l'autre équipe à 59 points, Nice, grâce à sa différence de buts (+35 pour les Parisiens, +23 pour les Aiglons). 

Isabelle Trancoën