Edinson Cavani, félicité par Thiago Silva et tous ses coéquipiers, a inscrit le deuxième but parisien face à Lyon.
Edinson Cavani, félicité par Thiago Silva et tous ses coéquipiers, a inscrit le deuxième but parisien face à Lyon. | AFP

Le PSG remporte le Trophée des champions face à Lyon (2-0)

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A Montréal, Paris n’a pas forcé pour remporter son troisième Trophée des champions consécutif. Deux buts précoces de Serge Aurier et d’Edinson Cavani lui ont suffi pour dominer de pâles Lyonnais (2-0). Deux mois après son triplé inédit, le club de la capitale glane son quatrième titre en 2015.

On appelle ça la force de l’habitude. Le Paris de QSI a soif de titres. Samedi, il en a conquis un de plus. Deux mois après avoir signé un triplé Championnat – Coupe de France – Coupe de la Ligue inédit, le club de la capitale a soulevé le Trophée des champions. Le cinquième de son histoire. Le troisième en trois ans. A Montréal, l’équipe de Laurent Blanc a reproduit ce qu’elle avait réussi l’été précédent, à Pékin.

L’an passé, face à Guingamp (2-0), un doublé de Zlatan Ibrahimovic avait plié l’affaire au bout de vingt minutes. Cette fois, le géant suédois n’a pas marqué. Mais dix-sept minutes ont suffi au PSG pour apprivoiser l’Olympique Lyonnais. Serge Aurier a exploité la toute première occasion parisienne – et un centre fort de David Luiz – pour placer sa tête dans le but vide (1-0, 11e). Dans la foulée, Edinson Cavani a profité d’une tentative d’Ibrahimovic repoussée par Anthony Lopes pour nettoyer la lucarne du gardien rhodanien, d’une demi-volée surpuissante (2-0, 17e).

Gonalons voit rouge

A cet instant, Hubert Fournier a sûrement ressassé la fessée reçue le week-end dernier, face à Arsenal (6-0). Heureusement pour l’entraîneur lyonnais, Lopes s’est brillamment interposé devant la Madjer de Zlatan (44e). A l’heure de jeu, l’ancien Milanais a encore perdu son duel, en manquant le cadre (60e). A défaut d’inscrire un troisième but, le 4-3-3 du PSG s’est contenté de préserver son break d’avance. Il l’a fait à sa manière, en monopolisant dans des proportions dignes du Barça : 69% de possession, cela en dit long sur la maîtrise parisienne.

De son côté, l’OL s’est montré inoffensif. Les absences de Nabil Fékir, Clément Grenier et Clinton Njie n’occultent pas une sinistre réalité : Lyon n’a pas cadré le moindre tir dans cette édition 2015. Comme si ça ne suffisait pas, il a perdu son capitaine à la 63e minute. Maxime Gonalons a écopé d’un deuxième jaune en laissant traîner sa semelle sur le pied droit d’Ibrahimovic. A dix, les Lyonnais ont eu le mérite de ne pas craquer davantage. Devant sa télévision, Jean-Michel Aulas n’a pas dû y voir un lot de consolation. Le président rhodanien a une semaine pour resserrer les boulons. La Ligue 1 reprend le week-end prochain. Autant dire demain.