Javier Pastore
Javier Pastore, joueur du PSG | AFP - NICOLAS TUCAT

Le PSG doit penser au quotidien avant l'Europe

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Avant d'affronter Valence en Ligue des Champions mardi prochain, le PSG reçoit Bastia au Parc des Princes ce vendredi. L'enjeu est double face au club de l'île de beauté : renforcer la première place au classement et faire le plein de confiance avant le déplacement en Espagne.

Le public du Parc des Princes n'aura pas l'occasion de voir David Beckham. Ni sur la pelouse, ni dans les travées de l'enceinte. La star anglaise est actuellement à Londres où elle s'entraîne seule, mais avec les couleurs du PSG. "Il a un problème personnel qui l'a contraint à rester à Londres", a expliqué Carlo Ancelotti en conférence de presse jeudi. Loin de Paris et de ses nouveaux coéquipiers qui, après cette coupure internationale, vont attaquer la dernière ligne droite de la saison, celle où peuvent se perdre les compétitions. En effet, mardi prochain, le PSG se rendra à Valence pour le 8e de finale aller de la Ligue des Champions. Mais avant cela, les Parisiens auront eu à gérer un match piège contre le SC Bastia.

Actuellement 13e du championnat, les Bastiais se rendent sur la pelouse du leader avec le souvenir douloureux du match aller, une défaite 4-0 à Armand Cesari lors de la 6e journée. C'est également le score sur lequel le PSG est allé atomiser Toulouse au Stadium la semaine dernière. Dans les colonnes du Parisien, Frédéric Hantz, l'entraîneur bastiais, redoutait la dynamique parisienne : "Paris reste sur huit matches sans prendre de buts. Ils sont costauds derrière, efficaces devant, et ont eu un match très complet à Toulouse". Ce sera aussi une opposition entre la meilleure attaque (42 buts inscrits par le PSG) contre la plus mauvaise défense (44 buts encaissés par Bastia).

Des jambes lourdes?

Une donnée pourrait toutefois venir troubler les débats : l'état de forme. En effet, ce match avancé de la 24e journée intervient 48h après la journée internationale de matches amicaux qui a concerné nombre de joueurs parisiens. Mercredi soir au Stade de France contre l'Allemagne, Blaise Matuidi a joué 45 minutes, Mamadou Sakho, lui, a joué tout le match alors que Didier Deschamps s'était engagé auprès de Leonardo à ne le faire jouer qu'une mi-temps. Une promesse qu'il n'a pas pu tenir en raison du souci musculaire de Koscielny qui l'a contraint à sortir. "Je ne me voyais pas changer complètement la charnière avec des joueurs qui n'ont jamais joué ensemble", s'est justifié le sélectionneur. Lors de cette rencontre, qui s'est soldée sur la défaite française (2-1), Jérémy Ménez a également été sollicité (lors des cinq dernières minutes), tout comme Lucas Moura avec le Brésil, Zlatan Ibrahimovitch avec la Suède contre l'Argentine d'Ezequiel Lavezzi ou encore Marco Verratti, buteur avec l'Italie. Carlo Ancelotti va donc devoir ménager certains de ces joueurs en vue du déplacement important à Valence, alors que Thiago Silva ne sera pas de retour avant 10 ou 15 jours.

Sakho ménagé

En conférence de presse, l'entraîneur italien a éclairé les zones d'ombre qui pouvaient entourer ses internationaux. Ainsi Sakho "ne sera pas convoqué, a-t-il tranché, il va récupérer demain (vendredi, ndlr) et il sera prêt pour Valence". En revanche, sur le cas Ibrahimovic qui a joué 45 minutes contre l'Argentine, l'Italien a été clair, il compte bien pouvoir "utiliser sans problème" son géant suédois. Il s'est également voulu rassurant sur l'implication de ces joueurs avant le grand rendez-vous européen de mardi. "Il n'y a pas de risque qu'on ait la tête à Valence", a-t-il assuré. Du côté bastiais, pas de soucis puisque seul Yannick Cahuzac, le milieu de terrain, sera absent. Les deux recrues du mercato, Jacques Faty et Claudio Beauvue, font elles partie du groupe. Cette donnée des rencontres internationales a néanmoins été relativisée par Frédéric Hantz : "ce sont des problèmes de riches". Des riches qui devront s'imposer pour ne pas voir revenir la meute.