Kevin Gameiro (Paris-Saint-Germain)
Kevin Gameiro (Paris-Saint-Germain) | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le PSG creuse l'écart

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Le PSG a pris le large en tête du classement de la L1 après s'être imposé sur la pelouse d'Ajaccio (3-1), avec un triplé de Gameiro, dimanche pour le compte de la 10e journée. Trois buts également, c'est ce qu'a inscrit Valenciennes devant Sochaux (3-0), ce qui lui permet de sortir de la zone rouge. Dans le dernier match, Rennes a enlevé le derby breton face à Lorient (2-0).

Neuvième match consécutif sans défaite, et quatre victoires d'affilée. Le PSG annonce la couleur. Déjà installée depuis la dernière journée en haut du classement de L1, l'équipe parisienne compte désormais trois points d'avance sur ses poursuivants Montpellier et Lyon, et quatre points sur Lille, après cette victoire somme toute facile en terre corse. Certes, les Parisiens n'ont pas toujours été au summum de leur concentration, et sont parfois tombés dans un excès de confiance. Mais à aucun moment ils n'ont vraiment été inquiétés par une vaillante formation d'Ajaccio, trop dominée toutefois en milieu de terrain et dans le rythme pour espérer s'en sortir. 

Bien que privé de Ménez, Matuidi et Lugano suspendus, le Paris-SG a profité de toutes les erreurs ajacciennes. Si Pastore, habituel goleador, est resté muet cette fois, c'est Kevin Gameiro qui a fait le show, avec trois buts personnels qui lui permettent au passage de prendre la tête du classement des buteurs avec 8 réalisations.

Avec un Nene, créateur génial, et un arsenal offensif très riche, qui  pourra arrêter cette équipe parisienne qui a encore dominé un adversaire, certes limité, de la tête et des épaules? Car sans quelques parades du gardien mexicain Ochoa, c'est sur un score beaucoup plus lourd que le match aurait pu se conclure. Moins de deux minutes s'étaient écoulées dans un stade archi-comble que Gameiro avait déjà sévi. A la suite d'un corner de Nene côté droit, l'ancien Lorientais récupérait au second poteau et n'avait qu'à pousser du plat du pied  (0-1, 2).
Ajaccio tentait de réagir. Sammaritano, à l'exécution d'un coup franc sifflé pour une charge sur Socrier, voyait son ballon frôler la lucarne de  Sirigu (7). Les joueurs de l'entraîneur Antoine Kombouaré géraient bien leur  avantage, profitant d'une nette domination physique. Mais Ajaccio, où le capitaine Cavalli se montrait le plus convaincant, était récompensé de ses efforts, quand Medjani égalisait, après un beau service de Maire (1-1, 24).

Le Paris SG repartait de l'avant et se créait plusieurs occasions. Et le Paris SG était inarrêtable et allait vite clore les débats, avant même l'heure de jeu. Gameiro, reprenant une passe de Sissoko, trompait de près Ochoa (50). Et  trois minutes plus tard, il récidivait pour porter le coup de grâce (1-3, 53).Les Ajacciens multipliaient alors les erreurs défensives et le coeur n'y  était plus. Kombouaré lançait ensuite le Turc Erding dans le bain, à la place  de Gameiro.Pastore, un peu facile par moment, s'amusait de ses adversaires par ses passements de jambes et autres dribbles illisibles, avant de sortir sous les applaudissements du public corse. 

Le PSG se trouve dans une position idéale jusqu'au clasico à Marseille fin novembre, puisqu'il va affronter Dijon, Caen, Bordeaux et Nancy, quatre équipes évidemment largement à sa portée.

Valenciennes respire

Dans l'autre match de la fin de l'après-midi, Valenciennes a dominé Sochaux 3-0, et quitté l'avant-dernière place du classement en remportant, en livrant son match le plus abouti de la saison.Valenciennes a finalement mieux digéré les absences que son adversaire. Il y en avait des deux  côtés: Martin, Maïga et Anin à Sochaux, Pujol, Gomis et Sanchez à Valenciennes.

La surprise est venu de Vincent Aboubakar, qui remplaçait Pujol, l'habituelle référence en attaque  du VAFC, et qui s'est montré à son avantage en réalisant un doublé. Il a logiquement ouvert le score d'une magnifique reprise du gauche après  avoir résisté à Carlao (43) et a définitivement mis Valenciennes à l'abri en  inscrivant le 3e but, trompant Richert à bout portant après une passe de la  tête de Kadir (75).Lequel Kadir avait marquée le but du "break" (71) sur un plat du pied à la  réception d'un centre de Danic légèrement dévié.
Malgré Boudebouz, Sochaux n'a pratiquement pas existé en attaque. Les Sochaliens n'ont eu qu'une seule occasion, par Privat (49), qui a obligé  Penneteau à un arrêt réflexe. Le gardien nordiste était en revanche battu sur un coup franc de Boudebouz  qui a flirté avec son poteau gauche (68). Mais ce fut tout pour Sochaux, qui redevient la plus mauvaise défense du Championnat avec 22 buts encaissés (contre 20 par Dijon après le 5-3 à Montpellier samedi soir).

Rennes logiquement

Rennes redoutait peut-être la venue de son voisin lorientais, plutôt en réussite depuis le début de la saison, et toujours très à l'aise dans l'animation offensive. Les Rennais avaient tort. Car, ils ont très rapidement pris les choses en mains, se créant les meilleures occasions devant des Lorientais peu inspirés. Kembo Ekoko concrétisait la domination rennaise dès la 10e minute, d'un superbe coup franc dans la lucarne. Forts de cet avantage, les Rennais se sont surtout appliqués à ne pas déjouer, et à faire tourner le ballon. Leur pression était récompensée à l'heure de jeu, par un pénaltè que transformait Pitroipa. Les fines bouches diront que le Stade Rennais n'a pas toujours su convertir ses occasions ni sa domination, et n'a dû finalement son salut qu'à deux coups de pied arrêtés. Mais la victoire des hommes d'Antonetti est logique et leur permet surtout de rester dans le haut du tableau, puisqu'ils sont désormais 5e.