Le procès de Brandao renvoyé au 27 novembre

Le procès de Brandao renvoyé au 27 novembre

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Le procès de l'attaquant bastiais Brandao pour son coup de tête sur Thiago Motta, le 16 août denier, a été renvoyé au 27 novembre par le tribunal correctionnel de Paris.

La présidente, qui siégeait seule lundi matin, a décidé de renvoyer le dossier "compte tenu de la complexité de l'affaire", du fait qu'il n'y ait pas eu de confrontation pendant l'enquête, que les versions des deux parties divergent et que le tribunal doive visionner les images. Ainsi, dans l'immédiat, "l'audience importante" est celle qui va se dérouler mardi devant la commission d'appel de la Fédération française de football, concernant l'appel de Brandao contre la suspension de 6 mois qui lui a été infligée, a souligné l'avocat du joueur, Me Olivier Martin.

Devant le tribunal correctionnel, Brandao est poursuivi pour violences volontaires avec préméditation commises dans une enceinte sportive et ayant causé sept jours d'incapacité temporaire totale de travail (ITT). Fin août, Me Martin avait déclaré que son client "conteste avec la plus grande fermeté avoir prémédité son geste", ajoutant que "la durée de l'ITT retenue devra être discutée".

Geste prémédité ou non?

Le caractère prémédité ou non du geste de Brandao a son importance, car il s'agit d'une circonstance aggravante qui permet de punir ces faits d'une peine de prison et non d'une simple amende. De plus, le fait que l'agression ait eu lieu dans une enceinte sportive ouvre la voie à une peine complémentaire d'interdiction de se rendre dans une manifestation sportive. Cette peine peut aller jusqu'à cinq ans. De son côté, l'avocat de Thiago Motta, Me François Klein, a rappelé lundi que c'est le parquet qui est à l'origine des poursuites devant le tribunal. Il n'y a eu de plainte "ni du joueur ni du club", a-t-il tenu à préciser.

Les faits remontent à la 2e journée de Ligue 1. Après le match remporté 2-0 par le PSG, Brandao avait attendu Motta dans le couloir du Parc des Princes qui mène aux vestiaires pour lui porter un violent coup de tête sur le nez et prendre aussitôt la fuite. Une agression immortalisée par les caméras de vidéosurveillance de l'enceinte parisienne.

AFP