Giroud
Olivier Giroud contrôle le cuir | AFP

"Le point du titre" pour Montpellier ?

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Mis en échec par Evian (2-2), Montpellier a raté l'occasion de creuser l'écart en tête du championnat. "On a manqué de lucidité" reconnait l'attaquant de Montpellier Olivier Giroud dont l'équipe a raté un pénalty dans les arrêts de jeu. Avec six points et une différence de but toujours favorable (+30 contre +27), le leader a encore "un joker", voire deux, sur ses poursuivants Paris et Lille, et peut-être marqué "le point du titre" selon l'attaquant international.

"Sur le coup, on a manqué d'expérience, de lucidité. Je ne sais pas. Peut-être de sérénité", a analysé après coup Olivier Giroud. A propos des accrochage, il a reconnu que "c'est dommage de terminer comme ça un match". Cependant, il a regretté surtout les deux points :"on aurait pu accrocher la victoire. On n'a rien lâché, mais j'ai senti l'équipe un petit peu fatiguée. Cela a été dur jusqu'au bout. On est revenu assez miraculeusement sur la fin. Il n'a pas manqué grand-chose". Le penalty ? "Que Souleymane se rassure, personne ne lui en veut. Tout le monde en a déjà raté et je sais de quoi je parle" a-t-il commenté. Malgré la déception, l'attaquant international, auteur de son 21e but en championnat, se réjouit du point pris: "vu la physionomie du match de ce soir, face à une bonne équipe, ce point peut être celui du titre. On a un joker si Paris et Lille gagnent."

En effet, Montpellier n'a pas réalisé une si mauvaise affaire. Avec six points d'avance,  Montpellier continue de mettre la pression sur ses poursuivants et reste dans une bonne dynamique en allant chercher le nul sur la fin de la rencontre et même l'occasion de la gagne. Le leader a montré qu'il résistait à la pression et qu'il avait "des ressources pour revenir" selon l'entraîneur héraultais René Girard. Des ressources mentales, physiques et techniques pour voir plus loin.

"Il n'y a pas le feu" pour Girard

Pour René Girard, l'entraîneur de Montpellier, l'équipe "a donné un peu d'à peu près pendant les deux périodes". Il est revenu sur le scenario du match: "c'est un match que l'on n'a pas bien négocié dans le jeu. On se crée des occasions, on a des possibilités, mais on est à mon goût trop souvent en danger. On n'a pas pris ce match par le bon bout. On a trop laissé Evian jouer, on a trop reculé, laissant notre liberté au milieu. On n'a pas fait les gestes justes. On a laissé beaucoup d'énergie, car on a eu de bons et moins bons passages. Toutefois, je retiens que les joueurs ont eu les ressources pour égaliser" a-t-il déploré alors que son équipe avait ouvert la marque (42e) sans tenir le score. Néanmoins, le nul est une satisfaction: "je retiens le nul même si la victoire s'échappe à la fin avec ce penalty que l'on ne met pas".

Pour le coach, il n'y a pas encore lieu de paniquer avec six points d'avance sur Paris. "Il y encore du temps, il y a encore trois matches, il n'y a pas le feu". Seul point noir, le scenario de la fin de regrette avec trois expulsions dont celle de Belhanda, préjudiciable pour la suite. "Je regrette le comportement de Mongongu, qui doit être cité. Le match a dégénéré, car ils l'ont fait dégénérer. On a manqué un peu d'expérience sur la fin de match. Il y avait de la déception dans le vestiaire, car le scénario est cruel". En tout cas, Giard a voulu positivé malgré tout: "il reste trois matches. Il n'y a rien de dramatique, même si c'était idéal de prendre les trois points."

Mathieu Baratas