Frédéric Thiriez, LFP
Le président de la LFP Frédéric Thiriez | PASCAL POCHARD-CASBIANCA / AFP

Le foot pro s'élève contre Fourneyron

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La Ligue de football professionnel et les syndicats des clubs professionnels (UCPF) et des acteurs du football (UAF) ont vivement réagi aux propos de la ministre des sports Valérie Fourneyron sur la "taxe à 75%", parus dans le Figaro ce lundi. La membre du gouvernement Ayrault avait notamment fustigé l'estimation des conséquences financières de cette taxe présentée par les acteurs du foot professionnel français.

"Dans l'interview parue ce jour dans Le Figaro, Madame la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, conteste l'estimation des conséquences financières de la taxe sur les hauts revenus faite par le football professionnel français. La LFP, l'UCPF et l'UAF ne peuvent qu'exprimer leur stupéfaction devant cette mise en doute du sérieux de leur évaluation", écrivent les trois instances dans  un communiqué commun. "Le chiffre de 44 millions d'euros, avancé par la LFP, résulte de l'analyse des budgets 2012-2013 connus de la DNCG, des contrats de joueurs homologués par la LFP et d'une lecture attentive du dispositif fiscal", ajoutent-ils. Dans son interview accordée au Figaro, Mme Fourneyron estimait pour sa part que "l'impact de cette nouvelle mouture serait (...) bien inférieur aux chiffres avancés par Frédéric Thiriez", le président de la LFP.

Thiriez continuera de se battre

"La LFP, l'UCPF et l'UAF ne peuvent malheureusement que contredire la  ministre des Sports et confirmer que, dans l'état actuel des textes, le produit  de la taxe s'élèverait bien à environ 44 millions d'euros, montant  insupportable pour l'équilibre financier des clubs français dont certains n'ont tout bonnement pas les moyens de l'acquitter", écrivent encore les auteurs du  communiqué. "La LFP, l'UCPF et l'UAF s'étonnent aussi que la ministre justifie cette  nouvelle taxe alors même qu'elle s'inquiète, dans cette interview, de la situation +extrêmement fragile+ du football français. Quel paradoxe !", concluent-ils.

Le projet de loi de finances 2014 prévoit de taxer les entreprises  lorsqu'elles versent des salaires de plus d'un million d'euros: il s'agit de la  fameuse "taxe à 75%". Son montant sera plafonné à 5% du chiffre d'affaires de  l'entreprise. La mesure doit s'appliquer pendant deux ans, c'est-à-dire sur les revenus de 2013 et 2014. Interrogé jeudi par l'AFP, Frédéric Thiriez avait annoncé son intention de continuer "à se battre" contre une mesure selon lui "injuste".

AFP