Vincent Labrune
Vincent Labrune, en partance de l'Olympique de Marseille | BORIS HORVAT /AFP

Labrune condamne les "débordements" des supporteurs de l'OM

Publié le , modifié le

Vincent Labrune a paru à la fois dépité et résigné après la déroute de son équipe face à Rennes au Stade Vélodrome. Mais le président de l'OM a tenu à préciser qu'il ne séparerait pas de son entraîneur Michel.... et s'il n'a pas publiquement critiqué ses joueurs et leur comportement, il a en revanche fustigé celui des supporteurs qui ont manifesté leur colère et leur déception.

"On a vécu une soirée apocalyptique, tant sur le terrain qu'en tribunes. Pour parler du match, parce qu'il faut, on fait une entame incompréhensible à la limite de l'inconscience quand on connaît les enjeux sportifs et avec nos supporters. On a pris trois buts en dix minutes le soir où il ne fallait pas. C'est évidemment une très grosse déception, il va falloir se battre jusqu'au bout pour essayer d'inverser la tendance" a déclaré Vincent Labrune, qui a regretté les messages et les banderoles jugées insultantes, mais aussi les débordements durant la rencontre. "On doit encourager l'équipe en toute circonstances, surtout en ce moment quand c'est difficile. Les comptes on les réglera plus tard. On ne peut pas dire qu'on a le meilleur public de France et créer en même temps les conditions du chaos. Heureusement, ce n'est pas la majorité. Les autres n'ont pas leur place ici...

Finir la saison avec Michel

Il déplore surtout que cela ne donne pas une bonne image du club en quête d'un repreneur éventuel. "Sous couvert de déception sportive, il ne faut pas qu'on se retrouve pris en otage par de pseudos-supporters" qui veulent créer le désordre, "au moment où on discute avec de potentiels investisseurs, les conditions d'une reprise. Oui vous pouvez vous plaindre, mais aidons l'équipe, restons tous ensemble pour sauver ce qui doit être sauvé. Je ne suis pas en train de défendre les joueurs, mais ils ont encore des circonstances atténuantes". Ce ne sont donc pas les joueurs les fautifs. Pas non plus Michel en qui le président garde sa confiance. :"ce sera avec lui, de toutes façons...On est parti ensemble, on va finir ensemble...Je n'ai pas pour habitude de changer les choses en cours de saison.". "Je n'ai pas les moyens depuis quelques années de faire ce que je veux dans ce club", a-t-il ajouté. Le président "attend plus de lui, évidemment, et de son staff aussi" car les joueurs "sont d'un niveau bien supérieur aux résultats de l'équipe" estime-t-il.

L'OM n'a "pas d'argent"

Pour expliquer la récession de l'OM, Labrune a répété ce qu'il dit "depuis quatre ans mais personne de m'écoute", à savoir que "l'OM a vécu au-dessus de ses moyens" pendant longtemps. "On n'a pas d'argent", a-t-il dit, ajoutant que "l'actionnaire n'a pas les moyens d'investir dans le club". Il ajoute: "L'ensemble des clubs français sont en déficit structurel. Soit on s'endette, soit on vent des joueurs pour combler ce déficit, et forcément on manque de compétitivité. C'est dommage mais c'est la réalité. L'enjeu n'est pas la compétitivité de l'Olympique de Marseille,  mais sa survie !" Insulté tout le match, comme la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus, par le public, Labrune dit ne pas "souhaiter à (son) meilleur ennemi" d'être président de l'OM.

Christian Grégoire