Thomas Tuchel
Thomas Tuchel | AFP

La première claque de Thomas Tuchel au PSG

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Engagé depuis mai dernier avec le Paris Saint-Germain, Thomas Tuchel vient d'essuyer son premier échec, cinglant. Le PSG est tombé mercredi soir en quart de finale de Coupe de la Ligue face à Guingamp (2-1), mettant fin à une série de 44 victoires dans les Coupes nationales.

D'ordinaire plutôt enjoué, le visage de Thomas Tuchel était fermé lors de sa conférence de presse, après la claque reçue quelques minutes plus tôt. "C'est très très dur. On n'a pas perdu un match de championnat, mais une grande occasion de gagner un trophée", a-t-il lâché. En lâchant ces quelques mots, le tacticien allemand sait aussi qu'il va être en partie tenu pour responsable de cet échec. Arrivé pour faire franchir un palier au PSG, il fait déjà moins bien que son prédécesseur, Unai Emery. En deux saisons, le Basque n'avait obtenu qu'un titre de champion de France sur deux, atteint deux fois les huitièmes de finale de C1, mais remporté toutes les Coupes nationales, Trophée des champions compris.

Moins bien qu'Emery, pour l'instant…

L'ambition du club de la capitale implique des résultats à la hauteur des moyens mis en place par les investisseurs qataris depuis 2011. Et inévitablement, la moindre fausse note peut affecter la crédibilité du chef d'orchestre. La comparaison avec Emery a déjà commencé et il est déjà attendu au tournant. "C'est nécessaire de rebondir, car nous sommes dans un grand club, on doit rebondir. Ce n'est pas possible de perdre à la maison un match décisif comme ça", a pesté Tuchel. Et cette élimination est d'autant plus déstabilisante qu'elle se produit au Parc des Princes, face au dernier du championnat (deux victoires, 5 nuls et 11 défaites en L1).

Sur la physionomie du match -ponctué de trois pénaltys en faveur du club breton- le coach allemand reste relativement lucide, moins sur le deuxième pénalty. "On a eu beaucoup d'occasions mais on n'a pas tué le match. On n'a pas joué avec la faim et la concentration pour tuer ce match", explique-t-il, ajoutant avec moins de clairvoyance qu'"il n'y a rien" sur le deuxième pénalty.

Un mal pour un bien

Mais surtout, l'ancien entraîneur de Dortmund insiste sur "la grande leçon" reçue par ses joueurs. "Pendant presque tout le match, on a joué avec trop de confiance. On pense que rien ne peut nous arriver", a-t-il dit. Invaincu dans cette compétition depuis novembre 2012, le PSG imaginait mal se voir défaire par la lanterne rouge du championnat, une équipe qu'elle avait même battue 3-1 en début de saison au Roudourou…

" Dans une défaite, il y a beaucoup de choses pour apprendre. C'est nécessaire quelquefois pour grandir", affirme l'homme de 45 ans. Cette élimination peut avoir un effet positif pour les prochaines échéances du club, et notamment celle si cruciale du huitième de finale de Ligue des Champions face à Manchester United, le 12 février. Tuchel sait désormais que le moindre faux-pas pourrait réduire à néant tout ce qu'il a construit depuis huit mois. Dès samedi en championnat face à Amiens, une réaction d'orgueil est attendue.