Lille Martin Rennes Mavinga 022013
Le lillois Marvin Martin (Lille) aux prises avec Chris Mavinga (Rennes) | AFP

La mauvaise soirée de Rennes

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Lille a dominé Rennes (2-0), en ouverture de la 25e journée. Une mauvaise soirée pour les Bretons avec l'ouverture du score contre son camp de Chris Mavinga et la sortie sur blessure d'Alessandrini. Dimitri Payet a parachevé le succès du LOSC qui se rapproche de l'Europe.

LE FILM DU MATCH

Les belles choses ont une fin. Invaincu depuis la mi-janvier (4 matches de L1 et un match de Coupe de la Ligue), Rennes a vu sa belle série prendre fin au Grand Stade de Lille, vendredi en ouverture de la 25e journée de L1. Une soirée à oublier pour les Bretons qui ont été dominés d'un bout à l'autre de la rencontre par un concurrent direct pour l'Europe et ont surtout perdu Romain Alessandrini, sorti sur blessure en première période.

Les hommes de Rudi Garcia ont donc poursuivi sur la lancée de leur succès glané à Lyon le week-end dernier (3-1). "On est dans une dynamique intéressante. Les joueurs sont bien. On savait qu'il fallait aussi répondre présent dans le combat physique, explique le tacticien nordiste. On retrouve de la fluidité technique, il y a de l'enthousiasme. Tout le monde travaille." De nouveau titularisé à la pointe de l'attaque, Salomon Kalou a répondu présent, même s'il n'a pas marqué devant ses nouveaux supporters. Epaulés par les remuants Réunionnais Dimitri Payet et Ronny Rodelin, l'Ivoirien a beaucoup couru. Mais c'est le jeune Rodelin qui s'est mis le plus en évidence. "Ronny prend confiance, il tente des choses. Il est toujours aussi généreux et il est précieux dans les airs", souligne Garcia. Rodelin a décanté la situation en poussant Chris Mavinga à marquer contre son camp sur un centre adressé fort devant le but de Costil qui avait repoussé juste avant une frappe de Kalou (1-0, 24e). Payet bouclait le score à l'heure de jeu en inscrivant son tout premier but de la tête en L1 sur un superbe service de ce même Kalou (2-0, 61e).

En quête d'une victoire en terre nordiste depuis 1966, Rennes a finalement passé une sale soirée. "On a été moyen, cela n'a pas suffi pour contrarier Lille. On était bien sur le plan défensif, on n'a pas assez apporté le danger offensivement. Après, il y a un but un peu gag", explique Frédéric Antonetti. Les Bretons n'ont pourtant pas démérité et auraient pu faire basculer rapidement la rencontre. Dès la 1re minute, Erding était tout près d'ouvrir la marque. Puis Féret voyait sa reprise de la tête repoussée in extremis par Béria (16e). Mais c'est surtout la sortie sur blessure de Romain Alessandrini après un contact avec un Lillois qui a porté le plus mauvais coup au Stade rennais (36e). "La plus mauvaise nouvelle, c'est la blessure d'Alessandrini. Un match perdu, on peut se rattraper. Si cela se confirme que ce sont les croisés, ce sera vraiment une très mauvaise nouvelle pour lui et pour nous, c'est sûr", ajout​e Antonetti. En seconde période, les Rouge et Noir, privés de leur trublion Pitroipa laissé au repos après son retour de la CAN, voyaient la frappe de Danzé stoppé par Elana (59e). "On n'a pas été assez bon pour ce genre de confrontation. On n'a pas été assez déterminé. On était bien organisé, bien en place mais trop timoré", conclut le tacticien rennais. Ses hommes s'inclinent pour la troisième fois consécutive à Lille et reste 5e tandis que les Dogues revenir à trois longueurs au classement.