La Ligue retoque la L1 à 22, décision finale mardi en Assemblée générale

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
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La Ligue de football professionnel (LFP), réunie en Conseil d'administration vendredi, a décidé de maintenir le format actuel de la Ligue 1, refusant du même coup le passage à 22 clubs la saison prochaine. Elle a convoqué une Assemblée générale mardi qui tranchera la question.

C'est reparti pour un tour ! Suite à la suspension de la relégation d'Amiens et Toulouse par le Conseil d'Etat et la question du format de la Ligue 1, le Conseil d'administration de la LFP a voté contre l'élargissement de 20 équipes à 22. "Cette résolution a été votée après un examen approfondi des enjeux d’une Ligue 1 à 20, 21 ou 22 clubs sur le calendrier des compétitions 2020/2021 après avoir recueilli l’avis de la commission mixte du calendrier FFF/LFP, et des conséquences sur la santé des joueurs", a précisé la LFP dans un communiqué.

La LFP est au diapason du syndicat des joueurs (UNFP), inquiet face au rythme infernal des compétitions, qui avait jugé mardi "primordial de rester au maximum à 20 clubs en Ligue 1". Amiens, a contrario, estime que la suppression de la Coupe de la Ligue offre les créneaux suffisants pour organiser les rencontres additionnelles.

Outre les problèmes de calendrier évoqué par la Ligue, le partage des revenus des droits TV est également à l'origine de ce refus. "Cet examen a porté également sur les impacts financiers, la répartition des droits audiovisuels ainsi que sur les répercussions contractuelles avec les diffuseurs de la Ligue 1", ajoute la LFP qui, suivant l'ordonnance du Conseil d'Etat a décidé de convoquer une Assemblée générale mardi (10h00) afin de trancher définitivement la question du format de la L1 pour la saison 2020-2021.

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C'est en effet l'Assemblée générale, réunissant tous les clubs professionnels ainsi que les familles du football (joueurs, entraîneurs,...), qui est légitime pour "procéder au changement de format des compétitions organisées par la LFP dans la limite des dispositions de la convention liant la LFP à la Fédération française (FFF)", selon les statuts de la LFP.

Amiens, qui milite vigoureusement pour son maintien en L1, a rapidement fait part de son "indignation" face à cette décision, dénonçant dans un communiqué "un match joué d'avance". "Tant que les instances resteront sourdes à la légitimité de notre démarche, nous exercerons toutes les voies de recours nécessaires devant les juridictions compétentes afin que le futur format de la Ligue 1 soit examiné conformément à l'injonction du Conseil d'Etat", a réagi le président du club picard Bernard Joannin, membre par ailleurs du Conseil d'administration de la LFP.

Un autre rendez-vous fera office de dernier espoir pour Amiens : l'assemblée fédérale de la FFF du 26 juin. C'est elle qui doit acter la nouvelle convention LFP-FFF censée limiter le nombre d'équipes engagées dans l'élite. Le Conseil d'Etat s'était justement basé sur ce point pour suspendre les relégations, la LFP ayant délibéré initialement sur l'ancienne convention, caduque la saison prochaine. Mais, entre-temps, la nouvelle convention LFP-FFF a été adoptée en Assemblée générale de la LFP par les clubs le 20 mai.

La LFP, déjà projetée sur la saison prochaine, a par ailleurs profité de cette journée de réunions pour dévoiler sa nouvelle identité visuelle, avec des nouveaux logos pour la Ligue 1 et la Ligue 2 et leurs partenaires-titre respectifs, Uber Eats et BKT. Des logos tout neuf mais une image encore trouble quant à l'issue de cette bataille juridique.

Avec AFP

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