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Hervé Renard | AFP

La colère sochalienne

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Les Sochaliens se sont réveillés avec la gueule de bois et sans doute une immense colère après le nul concédé contre Bastia 1-1 samedi. Car ils ont bien l'impression de s'être faits floués par le corps arbitral. Notamment lorsqu'un but fut refusé à Bakambu, au motif que le gardien bastiais Michaël Landreau avait volontairement quitté sa cage pour s'enquérir d'une blessure du sochalien Corchia.

Une décision qui a fait hurler Bonal, d'autant qu'elle venait après deux autres décisisons pour le moins contestable pour les supporteurs franc-comtois.
La première sur le but bastiais: Krasic récupérait en effet un ballon  semble-t-il sorti en touche mais non signalé par l'arbitre assistant avant de centrer pour Boudebouz qui trompait Pouplin. Le deuxième sur Bukambu déjà, accusé d'avoir effectue une poussette sur un défenseur avant de marquer. Puis vint alors l'annulation du but.... Ce qui a fait dire aux Sochaliens que l'arbitre M.Bien était allé un peu loin.

Des Doubistes mécontents

La polémique n'est pas éteinte. Certains joueurs regrettent que leurs efforts soient réduits à néant par des décisions qui leur portent tort. "On a encore un peu les boules car on perd à nouveau des points suite à une décision arbitrale. On méritait la victoire à domicile à mon sens. Mentalement, ça commence à faire beaucoup, ça pèse dans les têtes. Dans ces conditions, c'est difficile de rester calme. En forçant un peu plus on aurait peut-être pu marquer ce deuxième but" a déclaré le défenseur Mathieu Peybernes. 

L'entraîneur Hervé Renard se veut plus posé, même s'il n'en pense pas moins: "Comme après le match de Marseille, je ne commenterai pas les décisions d'arbitres. Cela ne changera rien et je n'ai ni envie de passer pour une pleureuse, ni d'être sanctionné. Ce n'est pas mon travail mais celui des journalistes de décortiquer ce type de faits de jeu...".

Si l'arbitre n'était pas totalement sûr de lui dans certaines situations, pour s'éviter les foudres sochaliennes et la polémique qui en a suivi, il aurait dû appliquer  l'adage "dans le Doubs, abstiens-toi ".

Christian Grégoire