Gazelec Ajaccio Ligue 1
Les joueurs du Gazelec Ajaccio | AFP - PASCAL POCHARD CASABIANCA

L1 saison 2015-2016: Le Gazelec Ajaccio, tout pour déjouer les pronostics

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Nouveau venu en Ligue 1, le Gazelec Ajaccio, plus petit budget de l'élite, entend contredire tous ceux qui pensent que le club corse va faire l'ascenseur et retourner en Ligue 2. Sans renier ses principes et son identité, le GFC mise sur ses vertus de solidarité pour parvenir à se maintenir.

L'objectif : Le maintien à tout prix

Néophyte à ce niveau, le Gazelec avance dans l'inconnu. Avec 13,8 millions d'euros, le club insulaire dispose du plus petit budget de L1 et s'est vu interdire de recruter à titre onéreux par la DNCG. Inexpérience et manque de fonds, "l'autre" club d'Ajaccio ne part pas avec tous les atouts dans sa quête du maintien. Comme il l'a toujours fait jusqu'à présent, le GFC misera sur d'autres recours pour pouvoir rivaliser avec les autres. Issue de la tradition amateur, la formation corse possède pour elle des trésors d'imagination et des valeurs qui lui ont permis de poursuivre sa progression jusqu'au sommet. Désormais doté d'infrastructures plus conformes au plus haut niveau, le Gazelec compte sur le bénévolat et l'entraide propres à l'amateurisme pour combler le fossé avec les plus puissants. "Sans parler évidemment du PSG, de l'OM ou de Lyon, il y a des équipes qui sont prenables à notre niveau", observe Olivier Miniconi, le président ajaccien.

Le joueur à suivre : Grégory Pujol

A 35 ans, l'attaquant du Gazelec est au crépuscule de sa carrière. Débarqué sur l'Île de Beauté l'an passé, cet avant-centre racé n'avait inscrit que 4 buts en 30 matchs. Bien loin de ses standards valenciennois, club où Pujol s'était fait un nom (54 réalisations en 201 rencontres). Avec son expérience, le joueur formé à Nantes peut rendre encore de nombreux services en Ligue 1. Collectif, habile des deux pieds et utile dos au but par ses déviations, il sera le pivot de l'attaque corse et l'un des guides, avec le capitaine Louis Poggi, le gardien Clément Maury et le défenseur central Rodéric Filippi (soient les trois membres historiques du club qui étaient déjà là quand le club était en CFA), pour les plus jeunes.

L'entraîneur : Thierry Laurey

Cet ancien milieu de terrain, qui a notamment évolué à Sochaux, Montpellier et qui a même connu une sélection équipe de France (en mars 1989) est l'un des grands artisans de la folle ascension du Gazélec. Après des expériences à Sète, Amiens et Arles-Avignon, Laurey débarque au GFC en 2013. Sous sa conduite, la formation insulaire va gravir tous les échelons jusqu'à l'élite. Son crédo est simple mais efficace : faire d'Ange Casanova une forteresse imprenable.  "La saison dernière, des entraîneurs ont arrêté de parler du contexte corse et ont dit qu'on était une équipe difficile à manoeuvrer, ça m'a fait plaisir", se gargarise l'entraîneur du Gazelec. 

La recrue : Issiaga Sylla

Prêté un an avec option d'achat par Toulouse, le latéral guinéen est en quête de rachat. Et de temps de jeu surtout. Après une première année convaincante 2013 au Téfécé, Sylla était un peu tombé dans l'oubli. Confiné au banc par Casanova, ignoré par Arribagé, le défenseur va tenter de se relancer au Gazélec. A 21 ans, le temps joue pour lui...

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Julien Lamotte